France

Détails

  • Service: Corporate
  • Type: Newsletter
  • Date: 16/11/2010

Tourisme vert : tout commence dans les aéroports 

[Décryptages - Développement durable]

Selon un rapport des Nations Unies, le tourisme serait, au niveau mondial, à l’origine d’environ 5% des émissions de CO2, les trois quart de ces émissions résultant du transport.

La voiture individuelle constitue le mode de déplacement le plus fréquent des touristes, mais c’est l’avion qui génère la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre par le secteur touristique.

Les voyages aériens contribuent à hauteur de 53% au bilan écologique du transport touristique, devant l’automobile (42%) et le train (5%). Un kilogramme de CO2 permet de parcourir un kilomètre en avion, 8 kilomètres en voiture et plus de 50 en TGV !

Les 190 pays membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) ont adopté le 8 octobre 2010, lors de l'assemblée générale de l'organisation à Montréal, une résolution par laquelle ils s'engagent à tenter de plafonner (sic) les émissions de CO2 dues à l'aviation à partir de 2020.

L’exercice s’annonce difficile. Si le progrès technologique permet de réduire de 1% par an les émissions de CO2 du transport aérien, le trafic passagers affiche en effet une croissance annuelle de 5%. Les experts ont établi qu’au rythme actuel les émissions globales de l'industrie touristique doubleront d'ici 2035, et la part attribuable au transport aérien dépassera les 50%.

C’est donc sans doute d’une modification en profondeur des pratiques touristiques que pourra venir l’inversion de la tendance. A ce stade, on mise surtout sur l’information des touristes.

Sur son site de réservation, la SNCF propose ainsi sur un «écocomparateur » qui affiche pour chaque trajet en train le niveau d’émission de CO2 et son équivalent en voiture personnelle. Et les tour opérateurs commencent à sensibiliser leurs clients à leur empreinte écologique, en annonçant le bilan carbone de leurs prestations.

Ces mesures suffiront-elles à remettre en cause les habitudes, ou faudra-t-il en passer par une taxe écologique sur le transport touristique aérien ? Le débat est lancé.