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  • Date: 14/06/2012

La location gardiennage : un nouveau système de logement 

[Décryptages - Entreprises & Economie] 

Le marché de l’immobilier d’entreprise est affecté par la crise dans la plupart des grandes métropoles européennes et les délais de commercialisation s’allongent, tant à la vente qu’en location. Pour les propriétaires, la surveillance par une société de gardiennage de leurs locaux vacants – entre deux occupants - peut représenter une charge lourde. 
Plusieurs pays d’Europe du Nord pratiquent une formule moins coûteuse et socialement plus utile : il est proposé à des particuliers d’habiter temporairement des locaux professionnels vides, publics ou privés. C’est ce qu’on appelle la « location-gardiennage ».

Le loyer demandé ne dépasse pas quelques centaines d’euros par mois. En contrepartie, il appartient à ces « locataires gardiens » de veiller à la bonne tenue des lieux.

Plusieurs sociétés se sont spécialisées dans la sélection des locaux – qui doivent répondre à des normes sanitaires minimales – et des occupants, qui doivent être solvables. Par nature, le contrat de location est précaire, tant pour le propriétaire que pour le locataire.

Aux Pays-Bas, où cette solution de logement fonctionne depuis vingt ans, on estime que 50 000 personnes vivent dans des open spaces inoccupés, des casernes en attente de réhabilitation ou d’anciennes salles de classe. Au Royaume-Uni et en Irlande, le procédé se développe vite depuis 2007.

En France, les dispositions règlementaires ont longtemps fait obstacle à la mise en place d’un tel mécanisme. Depuis la loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion, il est devenu possible d’affecter temporairement des locaux professionnels à un usage d’habitation, sous réserve autorisation préfectorale.

Il y aurait aujourd’hui 5,5 millions de m2 de bureaux inoccupés dans l’Hexagone. On s’attend à voir s’y développer le marché de la « location gardiennage ».