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  • Type: Newsletter
  • Date: 12/05/2014

L’effet d’îlot thermique : un nouvel enjeu de l’urbanisme 

[Décryptages - Développement durable]
Entre le centre et la périphérie des villes, on constate des écarts de température qui peuvent aller, selon les emplacements et les saisons, de 4° à 15°. On appelle effet d’îlot thermique le phénomène par lequel les concentrations urbaines ont tendance à afficher des températures plus élevées que celles observées dans leur voisinage.

L’effet d’îlot thermique procède de deux mécanismes principaux.

Le premier est lié à l’inertie thermique, c’est-à-dire la capacité d’un matériau d’absorber et de restituer la chaleur. Les matériaux urbains affichent une inertie thermique supérieure à celle de la terre et des végétaux : la ville retient plus la chaleur que la banlieue et la campagne.

Le second mécanisme porte le nom d’albedo. Il reflète la capacité de réflexion du matériau. L’albedo peut varier de 0, pour un corps qui ne réfléchirait pas du tout les rayonnements, à 1, pour un corps qui les réfléchirait en totalité.

Il se trouve que le béton affiche une inertie thermique élevée (il conserve la chaleur) et une albedo faible (il réfléchit peu les rayonnements), de sorte que les constructions en béton ont tendance à stocker la chaleur pendant les périodes d’ensoleillement et à la restituer lorsque l’air se refroidit. Ce comportement du béton présente généralement plus d’inconvénients que d’avantages.

L’effet d’îlot thermique est encore mal connu. Selon les plans d’urbanisme et les matériaux de construction utilisés, il peut notablement varier. Pour les agglomérations urbaines, l’enjeu est important : les écarts de température extérieure peuvent être de plusieurs degrés.

Aussi, dans les grandes villes françaises, notamment à Paris et à Lyon, l’effet d’îlot thermique commence à être intégré dans les politiques urbaines.
 

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