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  • Date: 04/07/2014

Le coquelicot est associé à l’histoire militaire. Il pourrait l’être aussi demain à l’histoire écologique. 

[Décryptages - Développement durable]
Le papaver rhoeas – nom savant du coquelicot – présente la particularité de pousser au printemps sur les terrains fraîchement retournés. On l’avait observé sur les tombes des soldats tombés en début d’année au cours des campagnes napoléoniennes. On le retrouva pendant la Première guerre mondiale sur les champs dévastés par les combats et dans les tranchées.

Après l’Armistice, le coquelicot est devenu dans le Commonwealth le symbole des morts de la Grande Guerre. Aux alentours du 11 novembre, on le voit aujourd’hui encore, en papier ou en tissu, à la boutonnière des Britanniques, en hommage aux combattants de 14-18.

En Europe, jusqu’aux années 1970, le coquelicot fleurissait en avril-mai. Il apparaît aujourd’hui plus tôt, dès mars-avril. Cette éclosion précoce, que l’on constate chez d’autres végétaux, s’expliquerait par le réchauffement climatique.

Des chercheurs du CNRS ont pensé que les dates de floraison des coquelicots pourraient servir de marqueur local de ce réchauffement. A leur initiative, un site web permet à tous ceux qui le souhaitent de communiquer les dates d’apparition des coquelicots dans leur voisinage.

Intitulé "Mission coquelicot", ce projet permettra d’illustrer au fil des années les conséquences de la hausse du thermomètre sur la végétation et de sensibiliser le grand public aux conséquences visibles du réchauffement climatique.
 

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