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  • Date: 01/10/2010

Ville-étape du Tour de France : un investissement rentable 

[Décryptages - Entreprises & Economie]

 

Etablir le compte d’exploitation d’une étape du Tour de France dans une ville n’est pas chose aisée.

Au débit, c’est relativement simple. Pour une arrivée, la redevance facturée à la commune par les organisateurs est d’environ 90 000 euros. Pour un départ, il faut compter 55 000 euros. A ces montants, on doit ajouter les frais d’aménagement, de sécurisation, de communication : prévoir une somme au moins équivalente à celle des droits d’accueil.

Hôte du Tour pour la première fois en 2007, la station de Tignes, en Savoie, annonce avoir ainsi investi 388 000 euros. La ville de Pau, qui accueille régulièrement la course, déclare de son côté engager entre 300 000 et 400 000 euros selon les années.

Si l’on peut quantifier assez précisément les charges d’une ville-étape, il en va autrement des revenus.

La caravane du Tour compte quelque 4 500 personnes qu’il faut nourrir et loger. On évalue à environ 250 000 euros les frais d’hébergement acquittés chaque jour par les organisateurs. Autant de retombées pour les hôtels et restaurants de la ville et des communes voisines.

Une étape du Tour attire par ailleurs de 10 000 à 100 000 spectateurs. On estime que le chiffre d’affaires des commerçants augmente de 10% les jours de passage du Tour.

Limité à ces deux seuls postes de revenus, le compte d’exploitation d’une ville-étape risquerait d’être déficitaire. Mais il reste l’effet médiatique. Il est difficile de chiffrer les retombées de presse et de télévision. En équivalent d’espace publicitaire, elles peuvent toutefois représenter plusieurs centaines de milliers d’euros.

C’est le calcul que font les municipalités des villes-étapes : chaque année, les candidatures abondent.