France

Détails

  • Service: Corporate
  • Type: Newsletter
  • Date: 01/10/2010

La Suisse : deux fois première de la classe 

[Décryptages - International]

La Suisse a été le dernier pays européen à accorder le droit de vote et l’éligibilité aux femmes.

C’était en 1971. Auparavant, seuls quelques cantons avaient fait ce choix pour les élections locales. Avec la votation populaire du 7 février 1971 – ultime scrutin national réservé aux hommes –, c’est au niveau fédéral que se trouve étendu le droit de vote féminin.

Quelque quarante années plus tard, le 22 septembre 2010, la Suisse est devenue le premier pays européen à compter une majorité féminine dans son gouvernement. Avec la désignation par l’Assemblée fédérale helvétique de Simonetta Sommaruga au poste de ministre du Transport, de l'énergie et de la communication, quatre des sept membres statutaires du Conseil fédéral sont en effet des femmes.

C’est en 1984 que le gouvernement helvétique a accueilli pour la première fois une femme. Elles seront deux en 1999, puis trois en 2008, enfin quatre depuis le 22 septembre 2010.

Quelques jours plus tôt, le 9 septembre, la Suisse s’était déjà distinguée dans le palmarès 2010-2011 de la compétitivité mondiale publié par le Forum économique mondial (WEF). Pour la deuxième année consécutive, elle figure en tête des 139 pays présents dans le classement.

En 2005, elle se situait au huitième rang : il ne lui aura fallu que quatre ans pour atteindre la première place.

D’aucuns sont tentés de voir une corrélation entre la progression des femmes au sein du gouvernement et les performances de la Suisse sur la plan de la compétitivité.

Ce serait sans doute aller un peu vite. Curieusement en effet, si elle obtient d’excellents scores pour tout ce qui concerne l’innovation et la rigueur, la Confédération est mal notée en matière de parité professionnelle. Elle n’apparaît qu’en quarantième position.

La Suisse est souvent en décalage par rapport à ses voisins : elle n’a ainsi rejoint le Conseil de l’Europe qu’en 1963 et les Nations Unies en 2002. Mais l’arrivée d’une quatrième femme dans son gouvernement et la confirmation de son titre de n°1 de la compétitivité montrent qu’elle sait rattraper son retard !