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  • Date: 07/06/2013

Silicon Valley : vers des congés payés illimités ? 

[Décryptages - International]
Les Américains les appellent perks, abréviation de perquisites : ce sont les avantages dont bénéficient outre-Atlantique les salariés en complément de leur rémunération. Longtemps, les perks ont été limités, même dans les groupes les plus généreux, à une quinzaine de jours de congés payés et à des programmes d’assurance et de retraite.

La nouvelle économie a changé la donne. Cafétérias et restaurants gratuits, garderie, salle de sport, salon de coiffure et pressing offerts par l’employeur, sont aujourd’hui monnaie courante à Mountain View ou à Palo Alto. Pour attirer et conserver les meilleurs collaborateurs, les leaders de la high-tech californienne rivalisent d’imagination.

La dernière nouveauté apparue dans la Silicon Valley concerne les congés payés. Certaines entreprises proposent désormais à leurs employés de prendre, dès qu’ils ont atteint leurs objectifs personnels, autant de vacances – rémunérées – qu’ils le souhaitent. Un commercial ayant réalisé son budget mensuel de chiffre d’affaires le 20 du mois peut ainsi s’absenter pendant les dix jours suivants. Un informaticien qui achève en trois semaines un développement prévu en quatre bénéficie d’une semaine de congés payés.

Cette nouvelle pratique repose sur l’idée qu’il est contre-productif de faire travailler au-delà des objectifs fixés et sur la conviction que savoir lâcher prise rend plus performant. Encore faut-il que les collaborateurs bénéficiant de congés complémentaires ne soient pas devenus « workaholics » au point de refuser de les prendre.

A leur attention, les entreprises adeptes des congés illimités ont prévu l’antidote : pour forcer les bourreaux de travail à profiter de leurs vacances, on leur offre 1000 dollars par semaine s’ils partent en voyage !
 

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