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  • Date: 16/04/2014

Sandbox : le réseau de la génération Y 

[Décryptages - Générations]
Facebook, Twitter, LinkedIn… : les grands réseaux sociaux sont ouverts à tous. Chacun peut librement s’y affilier. Leur logique est d’attirer le plus grand nombre possible de membres.

En réaction à ce principe égalitaire et à cette tendance au gigantisme, on voit se développer des réseaux sélectifs de taille limitée.

C’est ainsi qu’a été lancé en 2011, à l’initiative de jeunes entrepreneurs suisses, le réseau Sandbox, Deux conditions sont nécessaires pour le rejoindre : d’abord être âgé de moins de trente ans au moment de l’adhésion, ensuite et surtout être coopté par la communauté.

Pour être éligible à Sandbox, il faut avoir réalisé des projets entrepreneuriaux et avoir démontré des qualités de leadership. Les règles d’admission sont non écrites. On peut poster sa candidature sur Internet et être validé par une commission d’admission. Mais il est plutôt recommandé de commencer par participer en auditeur libre aux dîners qui réunissent régulièrement les Sandboxers, et d’attendre d’être parrainé par un ancien.

Sandbox réunit aujourd’hui un millier de membres dans une cinquantaine de pays, sélectionnés parmi 25 000 candidats. Son siège a été transféré de Zurich à New York. L’organisation emploie trois salariés permanents.

L’objectif est de fédérer les entrepreneurs de moins de trente ans les plus prometteurs, afin de leur permettre de partager expérience et connaissance, à la fois online via Internet, et offline à l’occasion des dîners et conventions qui rassemblent les participants. Sur certains sujets débattus, la communauté a ainsi acquis une expertise que son bureau permanent commence à « monétiser ».

Sandbox n’est pas une association occulte : la liste de ses membres est publique. Ce n’est pas non plus un lobby. Plus qu’à un social network, son mode de sélection et ses pratiques l’apparentent à l’un de ces clubs qui réunissent régulièrement à dîner dirigeants et leaders d’opinions. Mais à leur différence, les Sandboxers ne sont pas sélectionnés sur leur réussite, mais sur leur potentiel.

L’intention déclarée est de repérer les meilleurs de la génération Y. En parallèle du foisonnement des réseaux sociaux démocratique ouverts à tous, faut-il s’attendre à voir se multiplier des réseaux aristocratiques ?
 

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