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  • Date: 21/06/2011

Royaume Uni : le prix de la nature 

[Décryptages - Développement durable]

Les lacs, rivières et rivages du Royaume-Uni apportent chaque année à l’économie britannique un avantage incorporel équivalent à 1,4 milliard d’euros de PIB. Et le fait d’habiter en face d’un espace vert ou de disposer d’un jardin est évalué outre-Manche à 350 euros par an et par personne.

Ces chiffres sont issus d’une récente étude anglaise visant à estimer la valeur immatérielle des richesses de la nature.

Sur le plan méthodologique, deux axes principaux ont été retenus.

Le premier consiste à analyser les variations des prix immobiliers en fonction de l’environnement : on parvient ainsi à quantifier la valeur accordée par la société aux différents composants du patrimoine naturel.

Dans la seconde approche, ce sont les données de santé publique qu’on confronte aux paramètres écologiques : en mesurant les variations des dépenses médicales en fonction de l’écosystème, on obtient une évaluation complémentaire de la valeur incorporelle de l’environnement naturel.

D’autres techniques statistiques sont utilisées pour évaluer l’apport des insectes ou des animaux sauvages : l’activité des abeilles est ainsi chiffrée à 500 millions d’euros par an.

Au total, la contribution invisible annuelle du patrimoine naturel à l’économie britannique atteindrait plusieurs dizaines de milliards d’euros.

En octobre 2010, lors du sommet de Nagoya (Japon), l'économiste indien Pavan Sukhdev a estimé que l'économie mondiale est dépendante à hauteur de 40% de services rendus par la nature.

Les évaluer est une étape préalable à leur protection.

Malgré les limites de l’exercice, la démarche britannique constitue un premier pas dans cette voie.