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  • Date: 26/03/2014

Route 128 vs Silicon Valley : une rivalité toujours vivante 

[Décryptages - International]
Si le général de Gaulle avait souhaité rencontrer les pionniers de la haute technologie américaine dans les années 60, il se serait rendu sur la route 128 dans la région de Boston. Un demi-siècle plus tard, dans la même intention, c’est la Silicon Valley qu’a visitée son successeur à l’Elysée.

En cinquante ans, le centre de gravité de la high-tech des Etats-Unis est passé du Massachussetts à la Californie.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c’est autour de Harvard et du MIT que se développe dans la région de Boston le premier grand cluster – nom que l’on donne outre-Atlantique à la réunion en un même lieu de laboratoires universitaires, d’entrepreneurs et d’investisseurs. Qui se ressemble s’assemble : les start-up prennent l’habitude de s’installer le long de la Route 128, une voie de quelque 100 km de long qui contourne la métropole bostonienne.

C’est là qu’entre 1950 et 1970 naissent les pionniers de la mini-informatique et se développent les premiers grands fonds de venture-capital. Tous ceux qui, en Europe, s’intéressent à l’innovation font le voyage de la Route 128.

Dans les années 80, avec l’irruption de la micro-informatique, de l’industrie du progiciel, puis des réseaux et d’Internet, la Route 128 perd sa position dominante au profit du cluster californien en train de se construire autour de Stanford et de Berkeley, auquel on commence à donner le nom de Silicon Valley.

Au début des années 2000, la Route 128 paraît condamnée au déclin : le soleil de Californie attire désormais plus l’élite scientifique américaine que le charme de la Nouvelle Angleterre. Mais c’est sans compter avec la montée en puissance des biotechnologies. Les mêmes ingrédients qui ont permis le foisonnement de la mini-informatique se retrouvent, autour de Harvard, du MIT et des grands hôpitaux de Boston, désormais mobilisés au service des sciences de la vie.

Et les start-up de la biotech vont, comme guidées par un ADN invisible, à nouveau s’installer le long de la Route 128 !
 

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