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  • Date: 28/03/2013

Philanthropie : l’exception américaine 

[Décryptages - International]
En 2011, le montant des dons philanthropiques (particuliers, entreprises et fondations) aux Etats-Unis a atteint 288 milliards de dollars, soit 2% du PIB américain. Par comparaison, il représente 0,2% du PIB en France, 0,25% au Japon, 0,4% en Allemagne et 1% au Royaume-Uni.

Les Etats-Unis ne se distinguent pas radicalement des autres pays de l’OCDE par la structure des dons. Outre Atlantique, les trois quarts viennent des particuliers, le solde provenant des entreprises et fondations, une répartition assez proche de la moyenne des pays de l’OCDE.

Le nombre d’Américains effectuant régulièrement des dons est également, en proportion de la population, voisin de ce qu’on observe dans les autres pays de l’OCDE : un sur quatre.

Ce qui fait la différence entre les Etats-Unis et le reste du monde, et explique le poids de la philanthropie dans leur PIB, c’est la générosité des donateurs. Les Américains pratiquant le don philanthropique y consacrent quelque 2 600 dollars par an et par personne, alors qu’en France, par exemple, les donateurs ne s’engagent que pour environ 300 dollars par an. Le donateur américain moyen est presque dix fois plus généreux que son homologue français !

Les Américains se distinguent aussi du reste du monde par la destination de leurs dons. Aux Etats-Unis, 35% des dons des particuliers sont à destination des églises, une situation qu’on ne retrouve dans aucun autre pays de l’OCDE.

Lors de son voyage aux Etats-Unis (1831), Tocqueville a été frappé par le rôle central de la religion dans vie sociale américaine et par le besoin des Américains de rendre à la communauté ce qu’elle leur a donné. Stimulés par un régime fiscal approprié, les chiffres de la philanthropie américaine deux siècles plus tard confirment son jugement.
 

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