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  • Date: 01/10/2010

Patrimoine mondial : un label recherché 

[Décryptages - Développement durable]

Qu’y a-t-il en commun entre le Tango, l’acte final du Congrès de Vienne et la basilique de Vézelay ? Ce que partagent ces trois symboles de l’aventure humaine, c’est de figurer au patrimoine mondial.

La liste du patrimoine mondial – ou patrimoine de l’humanité – est établie par l’Unesco depuis 1972. Limitée d’abord aux biens naturels et aux édifices culturels, elle est complétée à partir de 1992 par un registre international « Mémoire du monde », qui recense les collections documentaires d’intérêt universel, et depuis 1997 par un inventaire des chefs-d’œuvre immatériels.

La basilique et la colline de Vézelay relèvent de la liste principale. L’acte final du Congrès de Vienne est enregistré au titre des collections documentaires. Quant au Tango, il a été récemment reconnu comme chef-d’œuvre immatériel.

Figurer au patrimoine de l’humanité impose d’abord des obligations. La principale vise la conservation patrimoniale. Les institutions en charge des biens inscrits s’engagent à en assurer la protection pour les générations futures, sans altérer leur environnement, et en favorisant la coopération internationale.


En cas de défaillance, et après mises en garde, la sanction est le retrait de la liste. Ainsi, la vallée de l’Elbe à Dresde a été exclue en 2009, la ville ayant refusé d’abandonner un projet de construction de pont sur le fleuve.

L’inscription au patrimoine mondial et le respect de sa charte n’apportent en contrepartie aucun droit. Mais les avantages sont nombreux. La fréquentation touristique augmente généralement de 25%. Le déblocage de financements nationaux et internationaux est facilité. Et la notoriété est durablement renforcée.

Lorsque l’entretien des biens nécessite des ressources qui dépassent les capacités locales, l’Unesco peut les déclarer « en péril » et coordonner la recherche de subventions.

Environ 1 400 biens sont actuellement inscrits sur les trois listes déjà en place. Plusieurs milliers sont en attente. A leur intention, a été établie une quatrième liste, dite indicative, qui répertorie les dossiers déposés ou en cours d’instruction.

La plupart n’aboutiront pas, mais la force du label Unesco est telle qu’on commence à voir apparaître, chez les plus impatients des candidats, l’usage de la mention : « Inscrit à la liste indicative du patrimoine mondial » !