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  • Date: 15/12/2011

Patent trolls : parasites ou moteur du marché des brevets ? 

[Décryptages - Entreprises & Economie]

Avec l’accélération des évolutions technologiques, les industriels ont tendance à limiter leur recherche-développement interne à leur cœur de métier et à s’appuyer sur des brevets extérieurs pour le reste.

Près de 2 millions de brevets sont déposés annuellement dans le monde, dont une part croissante provient désormais des BRICS.

Depuis une quinzaine d’années, des courtiers assurent l’interface entre l’offre et la demande de brevets.

Mais, comme sur les marchés financiers, la frontière est ténue entre l’intermédiation et la spéculation.

On voit se multiplier les Non Practicing Entities (NPE), des structures financières qui achètent des brevets non dans le but de les exploiter, mais avec le seul objectif de les revendre ou d’engager des actions contentieuses.

Ces nouveaux acteurs du marché des brevets interviennent surtout dans les pays anglo-saxons.

Les industriels leur reprochent de faire monter artificiellement les prix et les désignent sous le nom de patent trolls.

Dans la mythologie nordique, les trolls sont des créatures fantastiques, dotées de forces surnaturelles, qui suscitent tour à tour la fascination et l’effroi. En argot informatique, un troll est un individu qui s’immisce au sein d’une communauté dans le but de la déstabiliser.

Les patent trolls tiennent peut-être un peu des deux.
 

Sources