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  • Date: 17/02/2011

Louvre, Metropolitan, British Museum : des modèles convergents ? 

[Décryptages - Entreprises & Economie]

Ce sont les trois musées les plus visités au monde.

Le Louvre arrive en tête, avec plus de 8 millions de visiteurs en 2010, suivi du Metropolitan Museum of Art – le Met – de New York et du British Museum de Londres, avec environ 5 millions de visiteurs annuels chacun.

Jusqu’à présent, tout les sépare cependant sur le plan économique.

Le Louvre et le Met sont des musées relativement riches, avec environ 30 euros de ressources par visiteur, alors que le British Museum fait figure de parent pauvre avec seulement 20 euros par personne.

Leurs dispositifs de financement portent également la marque de leurs histoires respectives.

L’Etat assure 55% des 240 millions du budget annuel du premier musée national français qu’est le Louvre, le solde de 45% étant abondé par la billetterie, les dons et les produits dérivés.

Fondé en 1872 sans intervention de la puissance publique par des personnalités américaines, le Metropolitan est financé pour un tiers par le produit de ses quelque 2 milliards d’euros de fonds propres, et pour deux tiers par ses revenus commerciaux.

Au British Museum, la structure de financement comporte 60% de subventions publiques et 40% de ressources propres.

Mais la crise économique oblige chacun des établissements à faire évoluer son modèle.

Pour faire face à la diminution programmée des subventions de l’Etat, le Louvre augmente ses tarifs et s’engage dans une politique de concession de sa marque et de location de ses œuvres.

Confronté à la diminution de ses placements financiers, le Met a rendu obligatoire l’acquittement d’un droit d’entrée jusque-là facultatif, et réduit ses effectifs de 14%.

Quant au British Museum, pour compenser la baisse régulière de ses financements publics, il envisage également de faire payer l’accès – gratuit depuis deux siècles et demi – à ses collections permanentes.

Par-delà la différence de leurs statuts, les trois premiers musées mondiaux s’avancent ainsi vers la même équation économique, où les revenus commerciaux d’une part, et les produits financiers ou subventions publiques d’autre part, assurent chacun la moitié des besoins.

Comme s’il existait un modèle optimal de financement des grandes institutions culturelles.
 

Sources