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  • Date: 01/08/2013

Le mandarin : nouvelle langue des affaires 

[Décryptages - International]
Le mandarin est la première langue parlée dans le monde. C’est la langue maternelle de 20% des habitants de la planète, devant l’anglais (11%) et l’espagnol (8%).

En France, il est passé en dix ans de la neuvième à la cinquième place des langues les plus étudiées dans l’enseignement secondaire, derrière l’anglais, l’espagnol, l’allemand et l’italien.

On dénombre aujourd’hui 38 000 sinisants dans les collèges et lycées français, contre 2 700 en 1995. Quelque 5 000 écoliers français s’initient au mandarin dès l’enseignement primaire. Les universités et grandes écoles de l’Hexagone dispensent des enseignements de chinois à 17 000 étudiants.

Enseigné au Collège de France depuis 1814, puis à l’Ecole nationales des langues orientales à partir de 1840, le mandarin a été considéré en France pendant près de deux siècles comme une langue rare réservée aux spécialistes. Depuis une décennie, la maîtrise du chinois est perçue comme un atout professionnel au même titre que la connaissance de l’anglais. Les trois quarts des étudiants français apprenant le chinois le font en complément de leur discipline principale.

L’accès du mandarin au statut de grande langue internationale, en parallèle du développement économique et scientifique chinois, est l’un des faits marquants de l’évolution du paysage linguistique mondial du début du XXIe siècle. Dans les universités américaines, le chinois est désormais la deuxième langue étrangère la plus étudiée derrière l’espagnol. En Afrique – dont la Chine est le premier partenaire commercial –, le chinois rivalise avec l’anglais et le français parmi les langues étrangères les plus enseignées.

Depuis 2004, le gouvernement chinois encourage l’apprentissage du mandarin par l’implantation des instituts Confucius, équivalents du British Council, du Goethe-Institut ou de l’Alliance française. En dix ans, 400 instituts Confucius ont été ouverts dans une centaine de pays, principalement en Amérique du Nord et en Europe. Par comparaison, le British Council, fondé en 1934, compte quelque 250 centres dans le monde, et l’Alliance française, créée en 1883, un millier environ.

Aujourd’hui, c’est vers l’Afrique que se portent les efforts de la Chine pour la diffusion du mandarin. On estime à quelque 40 000 le nombre de sinisants africains. Le Parti communiste chinois est présent depuis longtemps sur le continent. Mais après la politique, c’est désormais vers le champ culturel qu’il oriente ses interventions. Une trentaine d’établissement d’enseignement du chinois ont ainsi été ouverts en trois ans en Afrique à son initiative.
 

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