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  • Date: 22/12/2010

Livre traditionnel ou livre électronique : quel est le plus économe en CO2 ? 

[Décryptages - Développement durable]

 

Une étude réalisée pour le compte d’un grand éditeur français a estimé à environ un kilogramme d’équivalent carbone l’impact énergétique de la publication et de la distribution d’un livre de pagination moyenne (224 pages). C’est mille fois moins qu’un aller-retour individuel Paris-New York en avion.  La fabrication représente 71% du coût carbone total, la distribution 17%, la conception 10% et la promotion 2%.

La même étude s’est penchée sur le bilan carbone d’un livre électronique. Il ressort que la production et l’usage pendant trois ans d’une tablette de lecture génère 240 kilogrammes d’équivalent CO2, soit 80 kilogrammes annuels.

Sur le plan énergétique, le recours à l’ebook ne deviendrait ainsi plus économique que l’achat de livres traditionnels qu’au-delà d’une lecture de 80 volumes par an.

La Mairie de Paris a, de son côté, cherché à évaluer l’impact énergétique de l’emprunt d’un livre dans une bibliothèque municipale. Le bilan est de 0,8 kilogramme d’équivalent carbone par livre emprunté. Dans ce cas, c’est à partir de 100 livres empruntés par an que l’ebook se révèlerait moins consommateur d’énergie que les ouvrages imprimés.

Dans chaque cas, les seuils à atteindre sont très supérieurs au nombre moyen de livres lus annuellement par les Français : au regard des rejets de gaz à effet de serre, le livre électronique n’est à ce stade, dans l’Hexagone, pas compétitif par rapport à son aïeul en papier.

La situation est différente aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, le bilan carbone d’un livre de pagination moyenne est voisin de 3 kilogrammes d’équivalent carbone contre un en France. Ce sont les coûts énergétiques de transport qui expliquent cette différence du simple au triple.

A New York ou à San Francisco, l’ebook devient donc plus écologique que le livre imprimé à partir de 27 volumes achetés par an : il suffirait d’une légère baisse du bilan énergétique des tablettes de lecture pour qu’elles devancent les ouvrages traditionnels en matière de performance énergétique.


Avec les progrès technologiques, l’heure ne manquera pas de venir.