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  • Date: 25/09/2013

Les sacs de caisse biodégradables : source d’emplois nouveaux 

[Décryptages - Développement durable]
En 2002, quelque 10 milliards de sacs de caisse en plastique ont été fournis à la clientèle par la grande distribution en France. Dix ans plus tard, on n’en compte plus qu’un milliard.

Cette diminution de 90% fait suite à l’adoption par le Parlement en 2002 d’une disposition prévoyant qu’à partir du 1er janvier 2010 la commercialisation et la distribution de sacs ou emballages en plastique non biodégradables seraient interdites sur le territoire français. Devant cette perspective, les points de vente ont progressivement pris le parti de faire payer les sacs de caisse, enclenchant le mouvement qui a permis la réduction de leur diffusion.

A l’échéance de 2010, compte tenu de ce succès, les pouvoirs publics décident de ne pas imposer l’interdiction des sacs plastiques non biodégradables, mais de les taxer. A partir du 1er janvier 2014, les sacs de caisse à usage unique en matière plastique seront intégrés dans le régime de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Son taux est fixé à 10 € par kg, soit environ 6 centimes par sac.

La nouvelle taxe ne s’appliquera pas aux sacs plastiques biodégradables, constitués d’un minimum de 40 % de matières végétales en masse. Ces sacs biodégradables sont notamment fabriqués à base d’amidon de maïs ou de fécule de pomme de terre. Une pomme de terre permet de fabriquer deux sacs biodégradables.

En Europe, seules la France, l’Italie et l’Irlande ont jusqu’à présent pris des dispositions contraignantes de limitation des sacs de caisse en plastique. Si la plupart des sacs non biodégradables sont importés d’Asie, il n’en va pas de même pour ce qui concerne les sacs biodégradables. Les fournisseurs français et italiens sont pionniers dans ce domaine.

En France, l’industrie des sacs biodégradables emploie 2000 personnes. On s’attend à ce que la nouvelle réglementation accélère son développement. Et comme ces emballages de demain sont d’origine végétale, le monde agricole devrait aussi trouver dans cette évolution de nouveaux débouchés !
 

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