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  • Date: 30/01/2013

Le crowdfunding : financement d’avenir pour l’innovation ? 

[Décryptages - Générations]
Le crowdfunding est-il appelé à prendre le relais du venture capital et de la bourse dans les levées de fonds des start-up ? Cette éventualité paraît envisageable depuis que le président Obama a signé, au printemps 2012, le JOBS Act – pour Jumpstart Our Business Startups –, une loi qui autorise la vente d’actions et de parts sociales par les sites de crowdfunding.

Le crowdfunding est une technique de financement de projets consistant à réunir un grand nombre de contributeurs intervenant chacun pour de faibles montants. Avec le développement du web 2.0, la fonction a trouvé son organe : de nombreux sites permettent aujourd’hui aux entrepreneurs de faire connaître leurs projets et de solliciter les financements.

Les projets proposés sont les plus divers : création d’entreprises, mais aussi lancement d’un spectacle, réalisation d’une œuvre artistique, publication d’un livre… Les formules de financement sont également variées, depuis le simple don jusqu’au prêt participatif. La formule du crowdfunding fonctionne : on estime qu’un milliard et demi de dollars ont été ainsi levés en 2011 dans le monde.

Tant aux Etats-Unis qu’en Europe, les plateformes de crowdfunding étaient cependant jusqu’à présent tenues de conserver à leurs opérations un caractère privé (peer to peer), l’appel public à l’épargne leur étant interdit.

Le JOBS Act change la donne. Désormais, les plateformes de crowdfunding vont pouvoir – du moins aux Etats-Unis – procéder à des placements publics concurrents des introductions en bourse. La SEC, le régulateur du marché boursier américain, doit publier prochainement les conditions de mise en œuvre du JOBS Act. On s’attend à ce qu’elles soient notablement moins contraignantes que celles en vigueur sur les marchés réglementés.

L’usage est de rémunérer les sites de crowdfunding d’un success fee de 5 à 10%, payable uniquement en cas de réussite de la levée de fonds. Les start-up et les jeunes entreprises pourraient ainsi accéder à des financements en capital en s’affranchissant des frais fixes d’une introduction en bourse.
 

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