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  • Date: 10/06/2014

Le cornichon : un coupe-vent londonien 

[Décryptages - Développement durable]
Les Londoniens ont pris l’habitude d’appeler ce bâtiment Gherkin (cornichon), en référence à sa forme de ballon de rugby allongé. Construit dans la City de 2001 à 2004, cet immeuble de bureaux est alors le premier gratte-ciel bâti dans la capitale britannique depuis 1970. C’est aussi le premier bâtiment écologique de haute taille édifié au Royaume-Uni.

Sa forme de cornichon répond en effet à trois enjeux d’ordre écologique.

Le premier enjeu concerne la surface disponible au sol. L’allure ovale a permis à l’architecte Norman Foster de déployer, à partir d’une même base de terrain, une surface de bureaux supérieure à celle qu’autoriserait une structure rectangulaire. Ensuite vient la question de la lumière. La physionomie elliptique de la construction permet une meilleure pénétration de la lumière naturelle dans les étages. Enfin, le Gherkin met les piétons à l’abri des vents urbains.

Les tourbillons d’air que l’on rencontre souvent au voisinage des tours de grande hauteur s’expliquent par trois phénomènes principaux : l’effet de coin, qui accélère en altitude la vitesse du vent dans les angles du bâtiment, l’effet de sillage qui provoque des turbulences à la périphérie des grandes surfaces exposées frontalement au vent, et l’effet de tourbillon qui entraîne le vent, au contact d’un obstacle vertical, dans un mouvement ascensionnel.

La physionomie de cornichon de l’œuvre de Foster permet de limiter ces trois effets. Contrairement à ce qu’on peut constater au pied d’autres gratte-ciel, on ne s’envole pas en bas du Gherkin.
 

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