France

Détails

  • Service: Corporate
  • Type: Newsletter
  • Date: 01/08/2012

Innovation : l’heure des chasseurs de tendances 

[Décryptages - Générations]

Une PME du nord de la France a emporté le marché des 12 000 drapeaux des Jeux Olympiques de Londres, malgré un prix supérieur à celui proposé par la concurrence asiatique.

Le comité d’organisation britannique ayant placé le développement durable au cœur des J0 2012, l’entreprise française a fait le pari de se distinguer en proposant des drapeaux « écologiques » : faible bilan énergétique, utilisation de matériaux recyclables, engagement de n’utiliser que des encres à eau.

Cette démarche relève de ce que l’OCDE désigne sous le nom d’innovation pull, le processus dans lequel l’évolution de la demande de la clientèle amène les fournisseurs à inventer une offre nouvelle. L’innovation pull s’oppose à l’innovation push, le système où l’innovation se fait à l’initiative unilatérale des fournisseurs. Chacune de ces démarches s’appuie autant sur le progrès technologique que sur la créativité marketing. Pour résister dans l’économie mondialisée, les entreprises doivent développer une approche d’innovation à la fois pull et push.

L’impératif d’innovation a donné naissance à un nouveau métier : chasseurs de tendances. De formations et d’expériences très diverses, plutôt jeunes et souvent individualistes, ces prospectivistes new look ont en commun de savoir capter et traduire les signaux faibles.

Comme chaque année, le New York Times a passé en revue en 2012 les innovations que ces défricheurs annoncent comme les plus prometteuses.

Certaines sont de type push : irruption prochaine de robots domestiques, recours accru aux diagnostics médicaux automatisés à distance, usage renforcé des techniques génétiques...

D’autres, de genre pull, anticipent nos comportements de demain. Pour les chasseurs de tendances, nous allons vers des valeurs plus altruistes dans la sphère privée et un besoin de reconnaissance croissant dans l’univers professionnel.

Dès les années 1920, Joseph Schumpeter (1883-1950) tenait l’innovation pour le moteur de la vie économique et prédisait le rôle croissant des entrepreneurs visionnaires. Près d’un siècle plus tard, le processus de « destruction créatrice » qu’il avait décrit est à l’œuvre : seules survivent les entreprises qui savent décrypter les tendances.

Y compris les fabricants de drapeaux !