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  • Date: 20/01/2014

Illuminations de Noël : les raisons de leur succès 

[Décryptages - Entreprises & Economie]
En 2006, les illuminations de Noël de l’avenue Montaigne à Paris ont coûté 65 000 euros. Sept ans plus tard, leur budget est descendu à 15 000 euros.

Pourtant, les branches lumineuses sont aussi nombreuses qu’avant sur les arbres de la célèbre avenue des créateurs de mode. Si cette artère du luxe parisien a pu maintenir ses éclairages de Noël tout en diminuant ses dépenses, c’est grâce à la technologie.

Pour les décorations urbaines de fin d’année, les diodes LED (light-emitting diode) ont pris, à Paris comme partout en France, le relais des ampoules à incandescence. Leur prix à l’achat est supérieur d’environ 25%, mais leur consommation électrique est inférieure de 80 à 90%. Ainsi, le coût total des illuminations de l’avenue Montaigne a pu être réduit des trois quarts à qualité constante.

A quelques pas, sur les Champs-Elysées, la consommation électrique des éclairages de Noël est passée de 480 000 kWh en 2006 à seulement 30 000 kWh aujourd’hui. Mais contrairement à leurs voisins de l’avenue Montaigne, les commerçants de « la plus belle avenue du monde » ont choisi de consacrer les économies ainsi réalisées à l’embellissement du décor. D’un montant d’environ un million d’euros financé aux trois quarts par les entreprises riveraines et pour le solde par la Ville de Paris, le budget des illuminations de Noël sur les Champs-Elysées est stable depuis plusieurs années malgré la sophistication croissante de l’installation.

Les éclairages de Noël représentent une charge annuelle très variable selon les municipalités. A Paris (2,2 millions d’habitants), l’ensemble des subventions accordées par la mairie atteint un million d’euros, soit 0,01% du budget municipal annuel. La ville de Reims (180 000 habitants) consacre une enveloppe de 800 000 euros à l’éclairage de fin d’année, soit 0,3% de son budget annuel. La moyenne nationale se situe à 0,03%.

Qu’elles soient généreuses ou avares en dépenses d’illuminations de Noël, les communes françaises ont peu répercuté sur leur budget d’éclairage de fin d’année la baisse des coûts issue de la technologie LED. Suivant l’exemple des Champs-Elysées plutôt que celui de l’avenue Montaigne, la plupart ont affecté leur surplus de disponibilités financières à l’innovation décorative.

Les illuminations de fin d’année prennent ainsi une allure de plus en plus féérique, mais sans augmenter ni la consommation électrique, ni la dépense publique.
 

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