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  • Service: Corporate
  • Type: Newsletter
  • Date: 22/11/2011

ISO 26000 : norme ou normette ? 

[Décryptages - Développement durable]

Adoptée en novembre 2010, la nouvelle norme ISO 26000, relative à la responsabilité sociétale des entreprises, se distingue doublement des autres normes de l’Organisation internationale de normalisation (ISO).

Tout d’abord, contrairement aux autres spécifications de l’ISO, la norme ISO 26000 ne fait à ce stade l’objet d’aucune certification.

Elle se présente plutôt comme un référentiel méthodologique, construit autour de cinq objectifs : aider une organisation à prendre en charge ses responsabilités sociétales, mettre en relief les résultats obtenus et les améliorations, accroître la satisfaction et la confiance des clients, promouvoir une terminologie commune dans le champ de la responsabilité sociale, être cohérent et non pas en contradiction avec les documents, traités et conventions existants, et les autres normes ISO.

En second lieu, la norme ISO 26000 se différencie par la recommandation qu’elle fait aux entreprises de consulter les parties prenantes extérieures à l’occasion de sa mise en place.

Si 80% des quelque 90 pays ayant participé à ses travaux préparatoires l’ont approuvée, la nouvelle norme ne manque cependant pas de détracteurs, qui lui reprochent le caractère facultatif du dialogue avec les parties prenantes et l’absence de processus de contrôle. Ils n’hésitent pas à la qualifier de normette !

La Commission européenne vient d’apporter une réponse à la première de ces préoccupations en précisant que la mise en œuvre de la norme ISO 26000 au sein de l’UE devrait être engagée « en collaboration étroite avec leurs parties prenantes ».

Et d’aucuns prédisent que, sauf à courir le risque de demeurer une normette, la norme ISO 26000 ne tardera pas à s’insérer dans les circuits formels de certification.