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  • Date: 17/02/2011

Après le classement de Shanghaï : le h-index 

[Décryptages - International]

Le h-index est un indice qui évalue à la fois quantitativement et qualitativement la production scientifique des chercheurs.

Son principe est simple : un chercheur qui a publié un nombre N d’articles scientifiques cités chacun au moins N fois dans d’autres articles de revues reconnues – à l’exception de ses propres articles – se voit attribuer un h-index de N.

Cet indice a été suggéré en 2005 par Jorge E. Hirsch, professeur de physique à l’université de Californie à San Diego.

Grâce notamment à Google Scholar, une variante de Google spécialisée dans les articles scientifiques, tout chercheur peut calculer aisément son h-index.

Les scores susceptibles d’être atteints varient selon les disciplines. Aux Etats-Unis, en physique, on estime qu’un h-index de 12 permet d’aspirer à un poste d’assistant dans une université prestigieuse, et un h-index de 18 de prétendre à un poste de professeur. A partir de 45, on peut espérer être élu à l’Académie des Sciences.

Comme tous les indices d’évaluation des travaux scientifiques, le h-index a ses limites. Ses détracteurs se sont amusés à calculer que le h-index d’Einstein est actuellement de 49, et qu’au lendemain de la découverte de la relativité, il n’atteignait pas 10 !

Mais la communauté scientifique reconnaît néanmoins au h-index un avantage majeur : il s’applique aussi bien aux chercheurs individuels, qu’aux universités ou même aux pays.

La France affiche actuellement un h-index de 554, derrière les Etats-Unis (1 139), le Royaume-Uni (689) et l’Allemagne (607).

Alors qu’elle est à la traîne dans le classement de Shanghaï des universités mondiales, la recherche scientifique française fait ainsi bien meilleure figure dans le palmarès du h-index, où elle arrive en quatrième position internationale.