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  • Type: Newsletter
  • Date: 10/06/2014

Full stack : un nouvel état d’esprit 

[Décryptages - Générations]
En anglais, « stack » signifie empilement. Le mot est courant dans le monde de l’informatique. On le rencontre dans l’expression « full stack developer », qui désigne un développeur non seulement capable d’écrire un logiciel, mais également en mesure de piloter son marketing, de superviser sa commercialisation et de gérer son après-vente. Le « full stack developer » prend ainsi en charge seul l’empilement complet des composantes de la chaîne de valeur de son produit.

A l’instar des « full stack developers », apparaissent aujourd’hui, notamment dans la Silicon Valley, des « full stack startups ». Au lieu de se contenter d’occuper, grâce à une innovation, une niche sur la chaîne de valeur de leur marché, ces entreprises cherchent à maîtriser globalement les produits et services auxquels leur cœur de métier contribue.

Ainsi, plutôt que de se limiter à être un sous-traitant des constructeurs automobiles, un pionnier des batteries de voitures s’est lancé à Palo Alto dans la production de ses propres véhicules. Dans le même esprit, à San Francisco, un éditeur de supports éducatifs collaboratifs a décidé d’ouvrir des écoles sous sa marque, sans se borner à vendre des licences aux autres établissements. Et, toujours en Californie, un distributeur de films en ligne a choisi d’être aussi producteur.

Leur démarche se distingue de l’intégration verticale traditionnelle en ce qu’elle intervient d’emblée, dès la création de la start-up, et non à une étape ultérieure du développement de l’entreprise. Cette ambition globale amène à repenser les modes de production et à inventer de techniques de commercialisation novatrices.

Le numérique est au cœur du processus. Mis en œuvre par une nouvelle génération d’entrepreneurs aux compétences élargies, il fait émerger des modèles d’entreprise inédits dans des secteurs souvent dominés par quelques acteurs historiques.

La plupart de ces équipes finissent par rejoindre de grands groupes dont elles enrichissent la capacité d’innovation. C’est la logique des startups. Mais le fait que ces jeunes entreprises soient globales (full stack) conduit les investisseurs à estimer que certaines pourraient bousculer des positions industrielles établies et devenir demain les leaders de leur marché.
 

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