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  • Date: 05/07/2011

Collecte des déchets électriques et électroniques : l’exception parisienne 

[Décryptages - Développement durable]

Une directive européenne de janvier 2003, transposée en droit français par un décret de juillet 2005, fixe les conditions de collecte sélective et de traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE).

L’obligation de récupération et de recyclage vise principalement les appareils électroménagers, de toutes tailles, les équipements informatiques et de télécommunications, le matériel d’éclairage, l’instrumentation scientifique et les jouets électroniques.

En France, 600 millions d’objets électriques et électroniques, représentant un tonnage de 1,6 millions de tonnes, sont vendus chaque année en moyenne.

Concomitamment, environ 0,4 million de tonnes de DEEE sont récupérées, soit le quart de la mise annuelle sur le marché. Plus de 80% concernent les équipements électroménagers, l’informatique et les communications représentant moins de 5%.

Après tri et sélection, 75% des objets font l’objet d’un recyclage de la matière première : plastiques, métaux, terres rares, etc.

16% sont détruits et 5% sont recyclés en production d’énergie.

4% seulement sont réemployés sous forme d’appareils entiers et 1% comme pièces détachées.

Avec près de 6 kg de déchets électriques, électroniques et électroménagers collectés chaque année par habitant, la France dépasse l’objectif de 4 kg fixé par l’Union européenne.

Toutes les régions françaises métropolitaines se situent au-dessus de l’objectif européen, à l’exception de Paris et de la petite couronne, avec environ 2 kg par personne.

Si le Val-de-Marne approche le niveau de 4 kg par personne, Paris et la Seine-Saint-Denis se situent autour de 2 kg, et les Hauts-de-Seine en dessous de 1,5 kg !