France

Détails

  • Service: Corporate
  • Type: Newsletter
  • Date: 01/10/2010

Cinq emails par heure : la bonne dose ? 

[Décryptages - Générations]

Selon une enquête récente, les Français reçoivent en moyenne 40 emails et SMS au cours d'une journée de travail de 8 heures, soit un toutes les 12 minutes.

93% d’entre eux sont informés de l'arrivée de leurs emails dès leur réception, et 68% le sont pour leurs SMS. Les trois quarts des personnes interrogées déclarent consulter leurs messages en temps réel.

De ces résultats, on déduit que les Français sont interrompus dans leur travail quatre à cinq fois par heure, de sorte qu’il devient difficile de rester concentré, au bureau, pendant plus d’une douzaine de minutes.

Est-on pour autant forcément moins efficace ?

Des ergonomes de l’université de Melbourne ont observé que, sur des questions professionnelles, notre capacité de concentration diminue après vingt minutes d’attention soutenue. Mais ils ont aussi constaté que le fait de surfer quelques instants sur Internet au moment où la concentration décline, lui redonne sa pleine capacité pour une nouvelle période de vingt minutes. Mieux encore, les chercheurs ont déterminé que les personnes qui se distraient sur le web à intervalles réguliers au cours d’une journée de travail affichent une productivité supérieure de 9% à la moyenne.

A l’inverse, un groupe de travail de l’Open University des Pays-Bas a montré que les étudiants qui préparent leurs examens tout en naviguant sur Facebook obtiennent des notes inférieures de 20% à celles de leurs camarades qui ne se laissent pas divertir.

Ces deux exemples soulignent les enjeux du multitasking, cette façon moderne de travailler en faisant plusieurs choses à la fois. Lorsqu’il revient à engager successivement différentes actions, même à intervalles rapprochés, le multitasking répond bien au caractère interactif de la vie professionnelle d’aujourd’hui. Mais quand il consiste à mener en parallèle plusieurs tâches, ses effets deviennent négatifs.

Avec une interruption toutes les douze minutes environ, les emails et les SMS cadencent de façon presque optimale les périodes de concentration. Ils peuvent, paradoxalement, contribuer à la productivité.

A condition de ne pas passer son temps à consulter sa messagerie pour voir s’ils sont arrivés. Et de revenir à ce qu’on faisait, une fois qu’on les a lus. Pas toujours facile !