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  • Date: 06/06/2011

Le business vote : une exception électorale de la City 

[Décryptages - International]

Cœur historique de Londres, la City s’étend sur moins de 3 km2 à l’est de la capitale, autour de la cathédrale Saint-Paul et de la Banque d’Angleterre.

D'après le dernier Global Financial Centres Index (GFCI), la City est la première place internationale pour les métiers de la finance, devant New York et Hong Kong.

Cette concentration économique unique au monde se double d’une particularité juridique non moins exceptionnelle : la City est la seule partie du territoire britannique où n’a pas été abolie une disposition électorale connue sous le nom de business vote.

Le business vote, aussi appelé non-residential vote, a longtemps autorisé les électeurs anglais à voter, sous certaines conditions, dans la circonscription de leur lieu de travail plutôt qu’à leur domicile. Il a été supprimé en 1969, sauf dans la City.

Pour ne pas limiter le corps électoral aux 9 000 habitants du quartier financier, on permet en effet aux entreprises installées dans la City de désigner des salariés appelés à participer aux élections du Common Council, l’équivalent du conseil municipal.

Les électeurs doivent être citoyens d’un pays de l’Union européenne ou du Commonwealth, et avoir durablement travaillé à la City pour l’entreprise qui les désigne. Les membres des conseils d’administration de sociétés dont le siège est situé dans la City et les traders indépendants sont électeurs de droit. Etre électeur désigné par une entreprise dans la City n’interdit pas de voter également à son domicile si celui-ci n’est pas dans la City.

Grâce à ce mécanisme, le nombre d’électeurs est ainsi porté à plus de 30 000.

Dans le square mile, autre nom donné à la City, le pragmatisme britannique ne se limite pas aux transactions financières : il s’étend à la vie démocratique.
 

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