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  • Date: 11/07/2013

Après les bourse d’études : les bourse de non-études ? 

[Décryptages - Générations]
Certains parents, aux Etats-Unis, estiment qu’obtenir un diplôme est une perte de temps et qu’en voyageant dans le monde et sur le web on se prépare mieux à la vie qu’en prolongeant des études parfois éloignées des réalités du monde contemporain.

A l’appui de leur credo, ils font remarquer qu’avoir quitté Harvard sans prendre la peine d’achever leur cursus n’a pas empêché Bill Gates, Mark Zuckerberg, Sergei Brin et Larry Page, de fonder Microsoft, Facebook et Google.

Les adeptes de l’unschooling (pas d’école) vont à l’encontre de l’idée couramment admise qu’une bonne formation supérieure constitue un atout sérieux quand on veut se lancer dans la création d’entreprise. Ils ne représentent encore qu’une très faible minorité, mais deux phénomènes récents pourraient élargir leurs rangs.

Le premier est le développement des cours universitaires libres à distance (massive open online courses – MOOCS), qui permettent à chacun d’accéder gratuitement, à la carte, aux enseignements les plus prestigieux. Le second est le coût des études résidentielles. Celui-ci atteint dans certaines universités américaines un niveau tel que d’aucuns préfèrent tenter l’aventure de la start-up dès la fin de leur formation secondaire.

On a donné le nom de no diploma à cette catégorie d’entrepreneurs, parfois issus de l’unschooling, qui préfèrent « l’université de la vie » aux campus de Stanford ou de Princeton. On les rencontre principalement dans l’univers de la high-tech.

En Californie, certains hommes d’affaires fortunés affiliés au mouvement no diploma offrent des bourses à de jeunes créateurs d’entreprises, à la condition qu’ils s’engagent à ne pas faire d’études supérieures.

La nouvelle économie n’est pas avare de paradoxes !

 

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