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  • Date: 06/02/2012

Après les BRICS : les CIVETS 

[Décryptages - International]

Il y a dix ans, les analystes de Goldman Sachs, à la recherche de groupes de pays d’avenir économiquement homogènes, ont inventé les BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud (South Africa).

Comme les Tigres asiatiques des années 90 (Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Philippines, Vietnam), et avant eux les Dragons (Corée du Sud, Taïwan, Singapour, Hong Kong), les BRICS promettaient des taux de croissance supérieurs à la moyenne mondiale, une forte progression des exportations, et la montée en puissance d’une classe moyenne active.

Mais les BRICS s’embourgeoisent et vieillissent. Avec une démographie désormais défavorable, une consommation plus exigeante et des hausses de salaires à répétition, les cinq pays phares de l’économie mondiale attirent tendanciellement moins les investisseurs à long terme.

Le relais est pris par les CIVETS.

Cette fois, c’est aux experts de HSBC que reviendrait la promotion du nouvel acronyme.

Les CIVETS, ce sont la Colombie, l’Indonésie, le Vietnam, l’Egypte et la Turquie

Pour les CIVETS, on prévoit un taux de croissance annuel moyen de 5% au cours des vingt années à venir. C’est moins, certes, que les 8% auxquels les BRICS ont habitué depuis une décennie, mais c’est un à deux points au-dessus de ce qui attend ces mêmes pays à l’horizon 2020.

En anglais, le civet est l’équivalent de notre civette. Cet animal, moitié hyène, moitié blaireau, a posé un problème de classification aux naturalistes. A la Renaissance, il figurait parmi les hyènes. Buffon, auquel on avait rapporté que la civette était en voie de domestication en Orient, décida par la suite de la déplacer vers la catégorie des blaireaux.

Dans le Roman de Renart, Grimbert, le blaireau, se distingue par sa sagesse et ses conseils judicieux.

En ira-t-il de même des CIVETS ?