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  • Date: 05/03/2013

Agroforesterie : un nouvel élan 

[Décryptages - Développement durable]
Prenez une parcelle agricole. Divisez-la en deux parties égales. Sur la première, semez du blé. Sur l’autre, plantez des noyers. Refaites l’exercice avec la même parcelle, mais cette fois en semant le blé et en dispersant les noyers sur l’ensemble de la surface de la parcelle : la productivité de votre terre augmente de moitié.

On appelle agroforesterie le mode d’exploitation agricole utilisé dans le second cas et consistant à associer des plantations d’arbres et des cultures céréalières. L’agroforesterie est favorable à l’environnement : protection des sols, filtration de l’eau, fixation du carbone.

Malgré ces qualités, cette technique était jusqu’à présent freinée par une contradiction de la réglementation européenne.

Bruxelles encourageait l’agroforesterie par des subventions spécifiques, à la condition que la densité d’arbres à l’hectare sur une parcelle dépasse un seuil minimal. Mais, concomitamment, le statut de terre agricole utile, éligible aux aides communautaires de droit commun, n’était pas reconnu aux surfaces agricoles trop denses en plantations d’arbres !

La situation a évolué récemment. Toute parcelle arborée, quelle que soit sa densité d’arbres, est désormais éligible aux aides de l’UE, les lignes d’arbres agroforestiers étant de surcroît intégralement retenues dans le calcul de la surface utile.

L’Association française d’Agroforesterie estime que ces mesures devraient rapidement relancer l’usage de cette tradition agricole séculaire.
 

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