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Détails

  • Service: Expertise comptable / Conseil aux entrepreneurs
  • Industrie: BTP, Habitat Social & Urbanisme, Artisans du BTP
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 02/11/2009

Tendances et perspectives du secteur du bâtiment 2009 : l'activité des entreprises a continué de croître en 2008 

Pour la seizième année, KPMG publie son étude «Tendances et perspectives du Bâtiment » qui mesure la santé économique des entreprises du secteur. Si elles affichent encore une bonne santé financière en 2008, certains ratios laissent entrevoir une érosion de la rentabilité, première manifestation de la récession.

Le secteur du BTP est rentré tardivement en récession

L’étude révèle que les entreprises du BTP ont enregistré une croissance de leurs chiffres d’affaires d’un peu plus de 5% en moyenne en 2008, principalement grâce à des carnets de commandes bien garnis lors des trois premiers trimestres de l’année et des conditions climatiques favorables début 2008. Ce résultat a été obtenu malgré une baisse sensible des mises en chantiers de logements neufs - passées de 437 000 en 2007 à 379 000 en 2008 - et de bâtiments non-résidentiels (-18,8%). Les premiers effets de la crise économique n’ont été ressentis qu’au dernier trimestre 2008, au fur et à mesure que les chantiers se terminaient.

La situation financière des entreprises reste solide

Les fonds propres des entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (I.S.) représentent entre 86 et 89% des capitaux permanents, soit un niveau relativement élevé, ce qui est rassurant à la veille d’une entrée en récession. La situation des entreprises soumises à l’impôt sur le revenu (I.R.) est plus contrastée. L’autonomie financière a diminué pour les segments du “Gros oeuvre” (75,38%) et de la “Menuiserie - Serrurerie” (77,56%) alors que la « Couverture, Plomberie, Sanitaire, Electricité » reste relativement stable (82,02) et que la menuiserie serrurerie sont plus autonome (90,66%).

.. mais la rentabilité se dégrade

Les prémices de la crise se font également ressentir sur la marge nette des entreprises, plus particulièrement pour celles soumises à l’I.R. La tendance baissière s’explique par un double phénomène : la hausse du prix des matériaux et de l’énergie, et les réductions de prix que les entreprises commencent à appliquer au quatrième trimestre pour remporter de nouveaux marchés. Malgré cinq ans de progression de l’activité, la rentabilité des entreprises n’a pas beaucoup augmenté. Ce paradoxe s’explique notamment par la forte croissance des effectifs et des salaires au cours de cette période.

La hausse des charges de personnel ralentit

Certes, l’évolution des charges de personnel est encore positive, de l’ordre de 3,9% en moyenne pour les entreprises soumises à l’I.S. et de 7,7% pour les entreprises à l’I.R., mais la tendance est à la décélération après plusieurs années de forte croissance. En matière d’effectif, les entreprises du bâtiment ont créé 20 000 emplois permanents tout en supprimant 6 500 emplois intérimaires, ce qui constitue le signe d’un premier ajustement face à la crise naissante. D’ailleurs, la hausse des salaires est restée limitée à 3,3% dans un contexte d’inflation relativement soutenue en 2008. Au final, le poids des charges de personnel dans l’activité a une nouvelle fois baissé, la hausse des coûts salariaux étant compensée par une amélioration continue de la productivité du personnel grâce aux efforts de formation du personnel, à l’évolution technique des matériaux qui sont plus faciles à mettre en oeuvre, à l’utilisation de matériels de chantier plus performants.

La matière première continue de peser sur les marges

Le taux de marge sur matières des entreprises du BTP est revenu en 2008 à son niveau le plus bas depuis 2004. Cette dégradation s’explique par la poursuite de la hausse des matières premières qui a provoqué une augmentation sensible du prix des matériaux de construction, avec un pic du prix du baril de pétrole en juin 2008. Or, les entreprises n’ont pas été en mesure de répercuter l’ensemble de ces hausses à leurs clients, d’où la poursuite de l’érosion de la marge.

Une année 2009 plus difficile

La santé financière des entreprises reste relativement confortable fin 2008 même si, au final, le secteur a enregistré 12 069 faillites durant l’année – soit une hausse de 19,4% sur un an – touchant les entreprises les plus fragiles. Il ne s’agit donc pas d’un effondrement mais d’une fragilisationprogressive des entreprises du bâtiment. La loi Scellier votée fin 2008 a permis de relancer les programmes delogements neufs en subventionnant l’investissement locatif. Les réservations de logements neufs ont progressé de 29% au deuxième trimestre 2009 par rapport au deuxième trimestre 2008 mais ces ventes ne se traduiront par de nouvelles mises en chantier que fin 2009, début 2010. Le Grenelle de l’environnement devrait apporter un volume de croissance durable jusqu’en 2020 pour les entreprises qui intégreront les économies d’énergie dans leur activité.

Méthodologie
Les résultats de cette étude portent sur la période des six dernières années, de 2003 à 2008, et mettent en perspective différents ratios mesurant l’évolution du secteur du Bâtiment sur les quatre segments suivants :
• Gros oeuvre,
• Aménagements et Finitions,
• Couverture, Plomberie, Sanitaire, Electricité,
• Menuiserie, Serrurerie.
Cette étude porte sur un échantillon de 1750 entreprises clientes du cabinet, distinguant les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) d’une part, et les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu (IR) d’autre part. L’étude est également ponctuée d’interviews de chefs d’entreprise qui analysent la conjoncture économique et s’expriment sur les enjeux de leur secteur pour les années à venir.
Tendances et perspectives du secteur du bâtiment : l'activité des entreprises a continué de croître en 2008
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 Etude : Tendances et perspectives du bâtiment 2009  

 

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Arnaud Fraboul, Attaché de presse

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