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  • Service: Audit France, Advisory France
  • Industrie: Finance, Banque
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 30/06/2011

Performance 2010 des banques européennes : une reprise durable ? 

Les profits des banques ont doublé en un an
Les évolutions réglementaires et le risque souverain constituent leurs principaux domaines de préoccupation

> KPMG publie la 5ème édition de son étude annuelle « Banques européennes : Défi pour la transparence »

Le profit cumulé des quinze grandes banques européennes de l’échantillon atteint 85 milliards d’euros en 2010. Ce résultat a doublé depuis 2009 (43 milliards d’euros de profits) et s’est significativement redressé après la perte globale de 25 milliards d’euros en 2008. Malgré ces résultats positifs, les banques restent prudentes dans leurs anticipations, face aux nouveaux risques et incertitudes perçus pour les années qui viennent.

La réduction du coût du risque contribue très largement aux bonnes performances 2010

Après le niveau record de 2009, les revenus de la banque d’investissement diminuent de 2% en 2010, à 123 milliards d’euros, en raison de volumes de transaction plus faibles et d’une concurrence accrue sur les marchés.

Le fort recul du coût du risque explique près de 80% de la hausse des profits : les charges de dépréciation passent de 113 milliards d’euros en 2009 à 80 milliards en 2010, soit une diminution de 29%.

L’activité de banque de détail, portée notamment par le dynamisme des marchés émergents en Asie et Amérique latine, affiche une performance en hausse, soulignée par les présidents des établissements dans leurs communiqués respectifs.

Enfin, un total de 92 milliards d’euros d’actifs d’impôts différés est comptabilisé dans le bilan des banques de l’échantillon. « Ce montant, équivalent à celui de l’année dernière, est le signe d’un certain optimisme du secteur pour le futur », commente Marie-Christine Jolys, Associée KPMG responsable du département Réglementaire Banque, « il correspond approximativement à 334 milliards d’euros de profits futurs probables et taxables dans un avenir prévisible. »

Les évolutions réglementaires et la gestion de la dette souveraine constituent les deux principaux points d’attention

Dans le contexte actuel de renforcement réglementaire, une nouvelle taxe bancaire dite « systémique » a été mise en place à compter de l’année 2011 dans 4 pays européens (France, Allemagne, Suède, Royaume-Uni), illustrant la disparité des réformes réglementaires au sein de l’Europe. Soucieuses d’éviter des distorsions de concurrence, toutes les banques de l’échantillon citent l’harmonisation de la réglementation comme l’une de leurs préoccupations majeures.

Des changements significatifs dans la comptabilisation des instruments financiers et les règles de consolidation sont attendus, résultant des travaux des normalisateurs comptables internationaux (IASB) et américain (FASB). Les établissements communiquent sur ces évolutions annoncées, mais ne chiffrent pas l’impact de ces nouvelles normes dans leurs comptes.

En raison du contexte macro-économique, la crise de la dette souveraine, évoquée brièvement par les banques en 2009, est désormais au centre de leurs préoccupations : elles évoquent toutes ce risque dans leur rapport annuel, bien que de manière très hétérogène. Pour les sept banques ayant fourni une information quantitative détaillée, les pays sur lesquels portent les expositions les plus notables sont l’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal, l’Irlande et la Belgique.

Les banques anticipent les réformes réglementaires (Bâle III) en matière de capital et de liquidité

Un tiers des banques de l’échantillon indique sa capacité à répondre dès 2013 aux nouvelles exigences du dispositif Bâle III entériné par le G20 en novembre 2010, comportant des mesures réglementaires en matière de fonds propres et de liquidité.

Les banques, engagées dans un processus de renforcement de leurs fonds propres depuis 2008, utilisent différents dispositifs : les augmentations de capital par émission d’actions ordinaires affichent un total cumulé de 181 milliards d’euros depuis 2008 pour les établissements étudiés, incluant les participations prises par les pouvoirs publics. Le résultat net des banques a également contribué au renforcement de leurs fonds propres avec un montant global dégagé de 96 milliards d’euros sur 2009 et 2010. Enfin, le versement des dividendes est désormais limité : le montant versé sur les 2 dernières années a été divisé par trois par rapport à celui de 2008, soit 13 milliards en 2009 et 2010 contre 37 milliards en 2008.

Conséquence de l’ensemble de ces initiatives, les banques de l’échantillon ont désormais un ratio de Core Tier 1 représentant plus de 60% de leurs fonds propres. Il est en augmentation pour douze d’entre elles, passant en moyenne de 9% en 2009 à 10% en 2010.

S’agissant de la liquidité, les établissements semblent commencer à adapter leur stratégie de refinancement pour anticiper les deux nouveaux ratios de liquidité, LCR et NSFR, proposés par le comité de Bâle dans le cadre de Bâle III. Ainsi, l’étude met en évidence l’allongement de la maturité des sources de financement des banques, ce qui tend à augmenter leur coût, et une hausse de la part de refinancement constituée par les dépôts de la clientèle.

Les banques continuent d’adapter leur politique de rémunération

Les banques ont poursuivi l’adaptation de leur politique de rémunération en application de la directive européenne CRD 3, entrée en vigueur au 1er janvier 2011. Pour répondre par anticipation aux contraintes de cette directive, 14 des 15 banques du panel ont introduit dès 2010 une structure de rémunération différée, notamment pour leurs dirigeants, axée sur des instruments de capitaux propres ou assimilés.

Méthodologie de l’étude « Banques européennes : Défi pour la transparence »
Pour la cinquième année consécutive, KPMG a réalisé une étude comparative des rapports annuels des quinze plus grandes banques européennes : Barclays, BBVA, BNP Paribas, Commerzbank, Deutsche Bank, Lloyds Banking Group, HSBC, ING, Nordea, Royal Bank of Scotland, Santander, Société Générale, Standard Chartered, UBS, Unicredit. Le cabinet a analysé les résultats 2010, les discours des dirigeants, les activités de banques d’investissement et de banque de détail, les fonds propres, les évolutions en matière de gouvernance, de refinancement et de liquidité.
Performance 2010 des banques européennes : une reprise durable ?
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