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  • Service: Advisory France, Management Consulting, IT Advisory Services, Risk Consulting, Financial Risk Management
  • Industrie: Communication & Médias, Finance, Banque, Technologies, Télécommunications
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 28/11/2011

Le paiement mobile, une pratique en plein essor 

Les partenariats entre banques, télécoms et distributeurs pourraient constituer un moteur de son développement dans les pays bancarisés

Le paiement mobile bouleverse les modèles économiques des établissements financiers

Selon une nouvelle étude internationale de KPMG*

L’émergence des modes de paiement mobile dans les pays matures transforment en profondeur les usages et les modèles économiques des différentes parties prenantes. La multiplication des initiatives liées au paiement mobile et le lancement de solutions innovantes confirment l’engagement des acteurs des technologies, des télécommunications, de la banque et progressivement de la distribution. Principal fait marquant de l’étude : le paiement mobile devrait s’imposer à l’échelle mondiale dans les quatre années à venir, à condition de gagner la confiance des utilisateurs et de conjuguer les enjeux des différents acteurs concernés.

Le déploiement du paiement mobile s’accélère

58 % des entreprises interrogées affirment aujourd’hui avoir développé une stratégie de paiement mobile. Les opérateurs de télécommunications et les banques se révèlent les contributeurs les plus actifs à ce développement ; ils ont déjà, pour 38 % d’entre eux, investi dans ce nouveau mode de paiement. Les acteurs de la distribution, quant à eux, restent assez prudents sur la mise en place d’une stratégie de paiement mobile, en dépit de la valeur ajoutée qu’ils reconnaissent à ce service pour leurs clients. Ainsi, 30 % ne prévoient pas de déployer de solutions de paiement mobile ces prochaines années.

Le succès des ventes de smartphones, qui autorisent des fonctions et usages plus sophistiqués, contribue à l’essor mondial du paiement par téléphone mobile qui, selon 83 % des sondés, devrait s’imposer auprès du grand public d’ici quatre ans. 72 % des entreprises interrogées considèrent le paiement mobile comme un défi important dès aujourd’hui ou qui le sera à l’avenir, même si elles le qualifient encore d’embryonnaire à 54 %.

Parmi les multiples formes du paiement mobile, le « m-wallet » ou portefeuille mobile remporte l’adhésion de 32 % des opérateurs de télécommunications, alors que le « m-banking » est davantage promu par les banques, qui visent par là-même un service complet et un avantage compétitif pour leur clientèle de détail.





Un succès qui passe avant tout par l’accessibilité et la simplicité des services

Le développement de l’utilisation du téléphone mobile comme moyen de paiement nécessite de faire évoluer le comportement des consommateurs, habitués à régler leurs achats par carte bancaire ou en espèces. Le succès du paiement mobile auprès du grand public repose avant tout sur l’accessibilité et la praticité du service pour 81 % des sondés, ainsi que sur la simplicité et le confort d’utilisation (73 %). Si la sécurité des données arrive en troisième position des facteurs de réussite (57 %), elle reste néanmoins le principal défi à relever dans le développement du paiement mobile pour 71 % des personnes interrogées, notamment dans le domaine du « m banking » et du portefeuille mobile.


« L’usage du paiement mobile est très avancé dans des pays en développement comme le Kenya où l’empreinte des réseaux bancaires est faible et où le téléphone mobile représente un moyen de communication incontournable. En France, les consommateurs ont des exigences fortes en termes de sécurité, tant pour la fiabilité des paiements effectués que pour la protection des données personnelles. Pour que le paiement mobile se développe véritablement, sa praticité est déterminante au-delà de la crainte d’une fraude éventuelle. Dans les mois qui viennent, le développement du paiement mobile en France pourrait néanmoins s’accélérer au travers de rapprochements et de solutions innovantes entre les acteurs de cet écosystème », indique Marie Guillemot, Associée, responsable du secteur Technologie, Média, Télécommunications de KPMG en France.


Alliances entre parties prenantes : un pré-requis indispensable

En effet, au cœur d’un écosystème riche et complexe, l’étude révèle que les alliances et partenariats entre les différentes parties prenantes, acteurs de la finance, des télécommunications, et des technologies, seront nécessaires au développement du paiement mobile.

L’évolution rapide des modes de paiement mobile amène les entreprises concernées à repenser leur modèle économique selon les pays, la maturité des marchés et des infrastructures de paiement. Les banques, pour 82 % des personnes interrogées, et les réseaux de cartes bancaires, pour 77 %, joueront un rôle primordial et contribueront au développement du marché du paiement mobile. En revanche, les sociétés high-tech et les distributeurs devraient exercer une influence moindre. Si les distributeurs n’occupent pas encore une place importante dans les discussions entre banques et opérateurs de télécommunications, le paiement mobile constitue également pour eux un enjeu de différenciation auprès de leur clientèle.

« Pour chacune des parties prenantes, il existe des freins qui tiennent à leur modèle économique actuel. Entre la banque et l’utilisateur, on trouve potentiellement différents maillons de la chaîne de paiement : les distributeurs, les développeurs de solutions technologiques et les opérateurs de télécommunication. A ce chaînage complexe d’intervenants s’ajoute le poids de la réglementation, spécifiquement dans les métiers de la banque. Le développement du paiement mobile soulève des questions stratégiques pour les banques, notamment celles liées à la fidélisation et à la conquête des particuliers, et les incite à revoir leur modèle économique. », souligne Fabrice Odent, Associé, responsable du secteur Banque de KPMG en France.

« La clé du développement du paiement mobile en France consiste à bien conjuguer les enjeux et objectifs des différentes parties prenantes. Ainsi, un partenariat commercial emblématique d’un opérateur télécom avec un réseau bancaire ou de distribution, adossée à une solution technique sécurisée, pourrait créer un avantage concurrentiel déterminant et provoquer une amorce significative sur le marché français. Les nouvelles alliances qui s’annoncent devraient ouvrir la voie et accélérer le développement de cette pratique dans des délais plus réduits qu’attendus », conclut Marie Guillemot, Associée, responsable du secteur Technologie, Média, Télécommunications de KPMG en France.

*Méthodologie
Entre le dernier trimestre 2010 et le premier trimestre 2011, KPMG a mené des entretiens individuels auprès de 970 cadres dirigeants intervenant dans les secteurs de la finance, des technologies, des télécommunications et de la distribution dans le monde (Amérique du Nord, Amérique Latine, Europe, Asie Pacifique, Moyen-Orient & Afrique).
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Arnaud Fraboul, Attaché de presse

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