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Détails

  • Service: Audit France, Advisory France
  • Industrie: Tourisme, Hôtellerie & Loisirs
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 28/09/2010

L'Industrie Hôtelière Française 2010 

Pour la 33ème édition de son étude « L’Industrie Hôtelière Française », KPMG a analysé les ratios d’exploitation et de gestion d’un panel de 2 636 hôtels, soit 36,4% du parc hôtelier français.

2009 : une baisse importante des taux d’occupation 
-  Une conjoncture internationale défavorable
- Le segment haut de gamme particulièrement touché

2010 : des signes de reprise dès le premier semestre
- Une activité hôtelière qui redémarre
- Une remontée du cycle plus rapide que prévue ?


1 - Taux moyen d’occupation

- En 2009
Les résultats de l’année 2009 suivent la tendance, amorcée en 2008, du ralentissement de l’activité hôtelière française. Avec les effets de la crise économique et le recul de la clientèle étrangère, les différents segments connaissent une baisse de 1,7 à 5,9 points de leur taux d’occupation. Seuls les hôtels 3* enregistrent une légère progression de 0,6 points. Les taux d’occupation (de 63,3% à 69,5% selon les catégories) correspondent ainsi à un retour à ceux des années 2004/2005, précédant les années exceptionnelles de 2006-2008. Paris et la Côte d’Azur sont particulièrement touchés du fait de la perte de clients étrangers, traditionnellement plus présents dans ces régions.

- Les tendances à fin août 2010
Le premier semestre 2010 affiche de meilleurs résultats avec un taux moyen d’occupation de 65,4% fin juin, soit +0,8 points par rapport à août 2009. Cette tendance s’est confirmée pendant la saison estivale, notamment grâce au retour progressif de la clientèle étrangère. Les établissements 4* profitent pleinement de la reprise avec une hausse de leur taux d’occupation de +6,3 points entre août 2009 et août 2010, atteignant 69,9%. En revanche, l’hôtellerie 2* continue de voir son activité stagner (- 0,9 point entre août 2009 et août 2010).

2 - Le revenu par chambre disponible (RevPAR)

- L’année 2009
Alors que le RevPAR moyen avait résisté à la baisse de l’activité en 2008, l’année 2009 marque un tournant dans l’évolution du revenu par chambre disponible. Cette rupture est particulièrement nette pour les segments 4* supérieurs/5* (-14,7% par rapport à 2008) et 4* standards (-12%). Les hôtels 3* et 2* sont aussi affectés (respectivement -9,9% et -3,8%). Seuls les hôtels économiques parviennent à maintenir le niveau du RevPAR (+0,4% par rapport à 2008).

- Perspectives 2010
La reprise du premier semestre 2010 a également un effet positif sur le RevPAR qui atteint de nouveau les niveaux observés en 2006/2007, grâce à des hausses allant jusqu’à +9,9% pour l’hôtellerie 4* /5*.

3 – Le résultat brut d’exploitation (RBE)

Conséquence logique du ralentissement de l’activité hôtelière en 2009, le résultat brut d’exploitation moyen a connu une baisse importante par rapport à l’année précédente, particulièrement dans les segments haut de gamme (-24,6% pour les hôtels 4* supérieurs/5*, -22,5% pour les hôtels 4* standards et -21,1% pour les hôtels 3*). Les hôtels plus bas de gamme résistent mieux, avec -0,8% de résultat brut d’exploitation pour les hôtels 2* et +3% pour les hôtels 0 et 1*.

4 – Synthèses sectorielles

- Bien-être : le Spa se développe
Malgré une offre encore inégale en termes de qualité et de répartition géographique, l’hôtellerie Spa continue à se développer, particulièrement dans les hôtels haut de gamme. Ainsi, parmi les 94 hôtels ayant obtenu la 5ème étoile à mi-juillet 2010, 60% proposent un Spa. Toutefois, les activités du bienêtre font aussi leur apparition dans les hôtels 3* et même certains chambres d’hôtes ou gîtes ruraux. Contrairement au marché américain, les Spas hôteliers français résistent à la crise, grâce à l’ouverture de ce service à la clientèle extérieure locale. Fin 2009, le Spa représente en moyenne 3,1% du chiffre d’affaire des hôtels avec Spa (soit 0,9 point de plus que l’année précédente), avec de grandes disparités régionales (10,4% du chiffre d’affaires en PACA et 1,4% sur le reste de la France).

- Les résidences : les investissements ralentissent
Les investissements en résidence de tourisme ont ralenti après les augmentations successives depuis 2001. Cependant, ce type d’hébergement attire toujours, avec des taux d’occupation en 2009 équivalents à ceux de 2008 (sauf pour les résidences en ville qui perdent 7,4 points en hiver et 8 points en été). Malgré la résistance de cet indicateur, la durée moyenne du séjour a légèrement diminué, passant, entre 2008 et 2009, de 6,6 à 6,2 nuits pendant la période hivernale et de 7,7 à 7 nuits en été. Ce segment tend aujourd’hui à se structurer autour de quelques grands groupes, comme en témoignent les transactions et ouvertures en 2009.

- La restauration
La restauration traditionnelle a connu une mutation importante avec le passage de la TVA à 5,5% au 1er juillet 2009. Si tous les établissements n’ont pas respecté la totalité de leurs engagements, les prix ont globalement baissé à partir du second semestre 2009 (-1,7% au 1er juillet 2010). Ce changement permet aussi une progression des effectifs de 2,4% et une certaine stabilité du secteur, avec moins de défaillances et plus d’ouvertures. Néanmoins, les restaurants font désormais face à des clients plus difficiles à fidéliser et se doivent donc de maintenir les prix, d’améliorer leur visibilité (sur Internet notamment), et de diversifier leurs produits et activités.

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Arnaud Fraboul, Attaché de presse

+33 1 55 68 90 31