Sur les trois dernières années, celles de la crise, les ETI n’ont pas toutes connu les mêmes performances : 44% ont connu une croissance de leur chiffre d’affaires, 43% l’ont vu stagner et 13% diminuer. De la même façon, les ETI ne partagent pas les mêmes perspectives d’avenir : , 42% un maintien et 2% une baisse. 31% des ETI combinent un passé récent de croissance et des perspectives optimistes quant à leur chiffre d’affaire. Ces ETI sont typiquement de taille moyenne, tirées par l’innovation et l’international, inscrites dans des partenariats régionaux. De manière générale, les dirigeants d’ETI restent prudents en termes d’emploi : 27% envisagent d’augmenter leurs effectifs dans les deux ans et 68% de les maintenir.
Essentiellement financées par des emprunts et de l’auto-financement, les ETI associent principalement (parmi différents critères) leur développement à l’ (29%) et à la (29%), sans oublier l’ (21%). A noter également : 18% des personnes interrogées citent les opérations de croissance externe comme l’un des principaux facteurs de développement de leur entreprise au cours des trois dernières années. Concernant les freins, les dirigeants d’entreprises mentionnent en premier lieu la (65%), la(29%) et les (23%). Sur les trois dernières années, les actions de développement des ETI en matière d’innovation ont concerné en premier lieu les produits ou les services (72%), la stratégie commerciale, le marketing ou la communication (61%), et le process d’organisation et de production (57%). . Celle-ci s’est concrétisée par des prises de contact à l’étranger (37%), des conquêtes de nouveaux marchés (36%) ou une production à l’étranger (29%).
Les ETI sont au cœur des préoccupations car en nombre insuffisant en France par rapport aux autres pays européens. Les pouvoirs publics s’interrogent sur les moyens à mettre en œuvre pour favoriser l’émergence et le développement d’ETI en France. Or, cette catégorie est encore mal identifiée. En effet, le sentiment d’appartenance au segment des ETI n’est pas partagé par tous : seuls 63% des dirigeants d’entreprises qui appartiennent à cette catégorie s’y reconnaissent effectivement. Aujourd’hui, les entreprises qui se reconnaissent le mieux dans le terme « ETI » sont : les entreprises de 500 à 999 salariés (73%), celles qui ont connu une croissance dans les années passées (75%) et celles qui envisagent une croissance dans les années à venir (71%). Ce constat suscite des réflexions sur la capacité des dirigeants à se saisir de mesures spécifiques destinées aux ETI. les charges (48%), notamment celles sur l’emploi (36%), et la simplification des procédures administratives (35%).
Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 250 dirigeants interrogés par téléphone du 2 au 28 mars 2011. Les données ont été redressées selon la méthode des quotas selon le secteur et la taille salariale des ETI.
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