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  • Service: Corporate
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 02/12/2011

Enquête Ipsos pour le CESE ET KPMG sur les français et le vivre ensemble 

1er & 2 décembre 2011 : Le Conseil économique social et environnemental (CESE) organise un colloque sur la thématique  « Vivre ensemble, entre confiance et défiance » et présente une enquête Ipsos pour le CESE ET KPMG sur les français et le vivre ensemble.


Le CESE, présidé par Jean-Paul Delevoye, accueille ce jeudi et vendredi la première édition du colloque pluridisciplinaire « Vivre ensemble, entre confiance et défiance ». A cette occasion une enquête IPSOS pour KPMG et le CESE sera présentée.

Le « vivre ensemble » n'est pas un état de fait, mais une construction, qui exige endurance et lucidité. Notre société ne s'est pas encore donné les moyens suffisants pour concevoir ce « vivre ensemble » dans toutes ses dimensions.

Systèmes de santé, croyances, cultures, éducation, solidarité, handicap ... En dépit de nouveaux record de défiance, le « vivre ensemble » manque toujours de diagnostic précis, d'analyses sans complaisance, de propositions adaptées.

Ce colloque a pour objectif de répondre à ce besoin, à l’aide d'un plateau prestigieux autour de 4 grands thèmes :
  • Confiance et défiance dans les systèmes de santé et de solidarité (Jean Claude Ameisen, Julia Kristeva)
  • Confiance et défiance entre les croyances et les cultures (Henri Peña-Ruiz, Danièle Hervieu-Léger, Antoine Sfeir, Shmuel Trigano, Souleymane Bachir Diagne, Tahar Ben Jelloun)
  • Confiance et défiance au quotidien : villes, réseaux sociaux, école (Gilles Kepel, Guillaume Pépy, Jean-Paul Bailly, Jacques Donzelot, Jacqueline Doneddu, Gérard Berry, Denis Kambouchner, Michel Zorman, Xavier Nau, Marie Duru-Bellat, Dominique Lecourt, Jean Jouzel)
  • Confiance et défiance : finance et démocratie (Jean-Pierre Jouyet, Augustin de Romanet, Pierre Rosanvallon)

Débats en présence de Jean-Paul Delevoye, animés par Roger-Pol Droit, Erik Izraelewicz et Luc Bronner, avec la participation de Pascal Perrineau et Yves Zehr.

Suivez les échanges en direct sur le site www.levivreensemble.fr.

Le colloque sera l’occasion de dévoiler une étude IPSOS pour KPMG et le CESE sur les questions du « Vivre ensemble », de confiance et de défiance posées aux français.

Plus de 40% des Français considèrent que les relations au sein de l'entreprise, entre les communautés religieuses ou entre les personnes d'origines ethniques différentes ont eu tendance à se dégrader ces dernières années, selon le sondage réalisé par Ipsos pour le Conseil Economique Social et Environnemental et KPMG. L'accroissement des inégalités sociales et la crise économique et financière en seraient les premiers responsables. Les relations hommes / femmes, jeunes / seniors ou au sein des familles sont davantage préservées.

Bien que les débats sur une résurgence du sexisme dans la société française aient été ravivés ces derniers temps, les Français ne semblent pas percevoir de tensions particulières entre hommes et femmes : 86% considèrent que leurs relations sont bonnes, un avis partagé par les hommes (89%) comme par les femmes (85%). Les Français sont également très nombreux à estimer que les relations au sein des familles sont bonnes (82%).Une large majorité (71%) considère que les différentes générations entretiennent aussi entre elles de bonnes relations. Notons toutefois que sur tous ces sujets, la plupart des répondants qualifient ces liens de "plutôt" bons, moins de 10% estimant qu’ils sont "très" bons. Les interviewés ont par ailleurs le sentiment que les relations entre hommes et femmes (61%), entre générations (53%) ou au sein des familles (60%) ont plutôt tendance à rester stables depuis ces 10 dernières années, même si une minorité estime que la situation se détériore, au sein des familles (22%) et plus encore entre les générations (27%). Ils sont en revanche moins nombreux à faire état d’une telle dégradation en ce qui concerne les relations entre hommes et femmes (13%).

Les Français se montrent plus circonspects sur les relations sociales dès qu'on sort du cadre familial : 49% des personnes interrogées jugent que les relations entre les personnes d’origines ethniques différentes sont bonnes mais 46% sont d'avis contraires. En ce qui concerne les rapports entre les communautés religieuses, 51% les jugent mauvais (44% les jugent bons). On observe sur cette dernière question un clivage générationnel assez net, entre les répondants plus âgés qui considèrent majoritairement que les relations entre communautés religieuses sont bonnes (51% des personnes âgées de 60 ans ou plus), et les répondants les plus jeunes, qui pensent à l’inverse majoritairement qu’elles sont mauvaises (58% des moins de 35 ans). Surtout, les choses ne semblent pas aller dans le bon sens, puisque près d'un Français sur deux a l'impression que la situation s'est dégradée ces 10 dernières années (46% à propos des communautés religieuses et 43% à propos des personnes d’origines ethniques différentes).

On retrouve cet état d'esprit plutôt pessimiste lorsqu'on aborde le thème des relations au sein de l'entreprise. Si la majorité des interviewés considère que les relations y sont bonnes (54%), quatre sur dix (39%) jugent à l'inverse qu'elles sont mauvaises, en particulier les actifs les plus âgés (entre 45 et 59 ans – 47%). Plus inquiétant là encore, près d’un Français sur deux (46%) considère que les relations au sein de l’entreprise se sont détériorées depuis 10 ans. Les 35-59 ans sont particulièrement nombreux à faire ce constat (52%), tout comme les cadres (57%). Ces résultats reflètent donc une réelle crispation des relations au sein de l’entreprise, qui fait écho à l’actualité maussade de ces dernières années (chômage, développement important du stress au travail, suicides de salariés).

Telle qu'établie par les sondés, la hiérarchie des "principales menaces au vivre ensemble eu France" pointe le désordre économique et social : "l'accroissement des inégalités" est la menace la plus souvent évoquée (43%), avec "la crise économique et financière" (39%). Plus en retrait, "les extrémismes religieux" (26% de citations) et "l’individualisme" (25%) sont tout de même cités par une personne sur quatre.

Dès lors, "la tolérance, le respect" (46% de citations) apparaissent comme les meilleurs gages d’une société où les relations sociales seraient apaisées. En faire la promotion est la mesure jugée la plus efficaces pour mieux vivre ensemble, avec "la formation des jeunes à la citoyenneté par l’éducation civique ou le service civil" (43%). Mais les Français appellent aussi à plus de sévérité en cas d’entorse à ces valeurs : le fait de "sanctionner davantage les actes d’incivisme" est cité en troisième position (30%), au même niveau que l'idée de "développer la solidarité avec les plus pauvres" (29% de citations mais 42% chez les 15-24 ans et 40% chez les ouvriers). En revanche, une meilleure "connaissance des différentes cultures et religions présentes en France" (20%) et le développement de "la solidarité entre générations" (18%) paraissent moins fondamentaux.
Communiqué de presse
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 Les français et le "vivre ensemble"


Contacts

Chloé Poracchia
Attachée de presse KPMG
Tel : 01 55 68 90 31
 cporacchia@kpmg.fr 

Sylvaine COULEUR
Le CESE
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