France

Détails

  • Industrie: Tourisme, Hôtellerie & Loisirs
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 01/10/2013

L’Industrie Hôtelière Française en 2013 

2012 : un marché hôtelier à deux vitesses
2013-2014 : des perspectives incertaines avec un environnement concurrentiel fort

Pour la 36ème édition de son étude « L’Industrie Hôtelière Française », KPMG a analysé les ratios d’exploitation et de gestion d’un panel de 3 000 hôtels représentant un parc hôtelier de 232 751 chambres, soit près de 45,1 % du parc hôtelier homologué français. KPMG y présente également les perspectives de ce secteur pour 2013-2014.

Taux moyen d’occupation

2012, un marché hôtelier à deux vitesses

Si la hausse importante des taux d’occupation en 2011 semblait annoncer une remontée du secteur hôtelier aux niveaux de 2007, cela ne fut pas le cas en 2012, enregistrant un recul des taux d’occupation de 1,0 % à 5,5 % selon la catégorie de l’hôtel. Les segments moyens et hauts de gamme ont été davantage affectés en raison essentiellement d’un nouveau repli de la clientèle d’affaires/congrès. Leur taux d’occupation se rapproche des performances de 2009.
Cette tendance n’affecte cependant pas l’hôtellerie de luxe parisienne qui même après de très bons résultats en 2011, affiche des taux d'occupation en hausse en 2012. En effet, on constate +1,4 point sur le segment 4 étoiles, +1,7 point sur le segment 5 étoiles Standard et +0,7 point sur le segment 5 étoiles Supérieur, et ce, grâce à l'attrait de la capitale pour les marchés émergents mais également grâce à une demande "affaires" importante qui atténue la saisonnalité.

En province, la contraction du marché domestique a pénalisé tous les segments de marché à l'exception des produits les plus hauts de gamme. Des situations contrastées apparaissent sur les stations touristiques et les grandes agglomérations françaises qui ont pu profiter de leur attrait auprès de la clientèle internationale.

Les tendances des chaînes hôtelières à fin août 2013 : une stabilité relative

L'hôtellerie sous enseigne, à fin août 2013, est stable : elle affiche un taux d'occupation, tout segment confondu, de 65,4 % contre 65,4 % sur la même période en 2012. Cette stabilisation est liée principalement à la situation économique actuelle qui ne permet pas de dynamiser le segment "affaires" et qui pèse sur le pouvoir d'achat de la clientèle loisir. A cela s'ajoutent les conditions météorologiques difficiles qui, au début de la saison estivale, ont pénalisé le captage de la clientèle loisir domestique. L'hôtellerie a néanmoins bénéficié d'un regain de la clientèle étrangère, et ce, particulièrement en zone urbaine.Les segments 2 à 3 étoiles affichent les meilleures performances avec respectivement +1,7 % et +1,3 % par rapport à 2012. Sur les autres segments, la progression est limitée, voire quasi-nulle pour la catégorie 4 étoiles. Cependant, si les taux d'occupation stagnent, certains prix moyens s'établissent en légère hausse par rapport à 2012 (entre +0,3 % pour le segment 3 étoiles et +4,4 % pour les établissements 1 étoile).

Maintien en 2012 du revenu par chambre disponible (RevPAR)

En 2012, l'augmentation des prix moyens a largement compensé la baisse des taux d'occupation. Cela se traduit par une augmentation du RevPAR sur l'ensemble des catégories à l'exception du segment 5 étoiles Supérieur. Cependant cette augmentation du RevPAR est, comme en 2011, biaisé par la réforme du classement hôtelier et la frilosité de certains hôteliers à basculer dans la catégorie supérieure. Tout comme les prix moyens, le RevPAR par catégorie est en croissance.

Le résultat brut d’exploitation (RBE)

Pour la première fois depuis trois ans, les marges brut d’exploitation sont à la baisse en 2012, avec toutefois de fortes disparités selon les catégories. Sur le segment haut de gamme la diminution de performance d’exploitation reste contenue, ce qui n’est pas le cas des catégories 1 et 2 étoiles en repli. Le RBE par chambre disponible a retrouvé son niveau de 2009-2010. Selon Stéphane Botz, Directeur, responsable du pôle Tourisme-Hôtellerie-Loisirs de KPMG : « Plusieurs raisons expliquent cette contre-performance : la baisse de la demande sur le marché domestique et le contexte économique qui a impacté le pouvoir d’achat des clientèles. Enfin, le coût des ventes est également de plus en plus impacté par l’intermédiation des canaux de distribution. »

2013-2014 : des perspectives incertaines avec un environnement concurrentiel fort

En 2014, le niveau d’activité est incertain, en raison d’une concurrence européenne forte, des hébergements alternatifs se structurant sur le marché français et d’une augmentation des taxes (TVA +3%) qui devrait impacter la consommation des services connexes hôteliers (restauration, spa, divers).  

Focus sectoriels


Le tourisme social et solidaire : un avenir conditionné par les pouvoirs publics

Le tourisme social et solidaire, qui a pour objectif de donner accès aux vacances à chacun, est animé par des acteurs historiques issus du milieu associatif, les fédérations, les entreprises et les Unions d’Economie Social. De nombreuses structures, souvent indispensables à la visibilité touristique et aux retombées économiques de leur région, comme les centres de vacances, sont, par manque d’investissement, menacés de fermeture. L’enjeu des pouvoirs publics sera, dans les années à venir, d’accompagner leur reconversion afin qu’elles répondent à des règles de rentabilité économique sans pour autant qu’elles ne perdent leur vocation de tourisme social et solidaire.


Les résidences : de bonnes performances grâce à une offre adaptable

Dans un contexte de crise, ce type de produits répond parfaitement à la demande des ménages en matière de rapport qualité/prix et de maîtrise du budget vacances. Originellement créée pour accueillir la clientèle en montagne, l’offre des résidences de tourisme a su s’adapter aux zones littorales où la capacité d’accueil ne cesse de s’accroître depuis 10 ans et où les taux d’occupation se maintiennent. Le développement rapide des aparts’hôtel en zone urbaine démontre que l’offre s’est également déclinée pour répondre à la demande de la clientèle d’affaire de moyen et long séjour.


Le Spa : un marché loin de l’inertie

Deux tendances venues d’Outre-Atlantique viennent dynamiser l’offre et demandent des capacités d’adaptation importantes aux Spa Managers : « le Spa en famille », avec des prestations et des activités spécifiques dédiées aux jeunes enfants, ainsi que la « recherche de caution médicale », couplant les formules bien–être à de la médecine esthétique non invasive. 2013 sera par ailleurs l’année de deux normes AFNOR complémentaires fournissant un cadre normatif à l’industrie française du Spa, avec une garantie de confort, d’hygiène et de service compétent pour le client :
« Spas de bien-être », chapeautée par la norme de plus grande envergure « Soins de beauté et de bien-être ».
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 Sommaire de l'étude

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+33 1 55 68 91 50

 



Arnaud Fraboul, Attaché de presse

+33 1 55 68 90 31

 

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