France

Détails

  • Industrie: Tourisme, Hôtellerie & Loisirs
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 04/02/2014

Bilan et perspectives pour les Chaînes Hôtelières Françaises - janvier 2014 

2013 - 2014 : stabilisation des performances hôtelières et baisse de la rentabilité opérationnelle

KPMG présente le bilan annuel de l’activité des Chaines Hôtelières Françaises et leurs perspectives pour 2013-2014. Cette étude repose sur un baromètre mensuel KPMG basé sur un panel d'environ 170 000 chambres nouvelles normes (NN) d'hôtellerie de chaînes en France*.

Trois indicateurs sont analysés :
• Les taux moyen d’occupation
• Le prix moyen
• Le revenu par chambre disponible (RevPAR)

1 - Taux moyen d’occupation

- 2013 : une fin d’année performante
Les six premiers mois de l’année 2013 ont accusé un léger recul de l’occupation après une année 2012 stabilisée. Malgré le bon niveau d’enneigement en montagne, les mauvaises conditions météorologiques du début de saison estivale (mai et juin) et un pouvoir d’achat en baisse ont affecté le captage de clientèle loisirs. En cumulé, le taux d’occupation toutes catégories confondues s’est établi à 63,7 %, soit -0,4 point par rapport à fin juin 2012, sur la même période.

D’après les dernières données disponibles à fin août 2013 (Source : DGCIS et INSEE), la fréquentation dans les hébergements hôteliers a bénéficié d’un regain d’activité en août avec +3,3 % d’occupation par rapport à l’année précédente. Au troisième trimestre 2013, l’augmentation des nuitées totales provient essentiellement d’un retour des clientèles étrangères (+7,2 %) pondérant ainsi la diminution de clientèle française (-4,0 % sur la même période).
La fin d’année 2013 s’est globalement stabilisée, grâce à la présence d’évènements professionnels en France et de clientèles affaires. Le taux d’occupation global des chaînes hôtelières, toutes catégories confondues, s’établit à 65,32 % contre 65,29 % en 2012, soit +0,03 point.

Les établissements économiques 1 étoile NN décrochent avec une baisse de -2,2 points de leur taux d’occupation pour atteindre 65,2 %, se positionnant ainsi au niveau de performances des établissements 2 étoiles NN. Cette catégorie de produit économique a été concurrencée par la pression tarifaire de la catégorie supérieure. Les établissements 3 étoiles NN affichent, quant à eux, un taux d’occupation stable de 66,0 %, soit +0,5 points. Cette catégorie moyenne gamme se positionne, en nombre de chambres, comme le poids lourd de l’hôtellerie française et a bénéficié d’un repli des clientèles des 4 étoiles NN.

Au global, les établissements haut de gamme 4 étoiles NN auront, comme en 2012, bénéficié d’un retour des clientèles affaires et étrangères avec un taux d’occupation annuel en hausse à 64,5 % contre 63,7 % en 2012, soit +0.8 point.

- Perspectives 2013 – 2014
L’attractivité touristique de la destination France auprès des clientèles étrangères et françaises reste indéniable et favorisera la stabilité de l’occupation hôtelière de l’année 2014. Malgré tout, la concurrence s’accentue et les hébergements alternatifs (camping, locations appartements, villages de vacances, locations saisonnières, etc.) offrent des opportunités aux clientèles à la recherche d’un produit parfois plus adapté, plus moderne et moins cher.

« Nous notons, dans le contexte actuel, une compétition entre les catégories hôtelières ainsi qu’une pression tarifaire accrue induite par la distribution internet et le poids des commissions », ajoute Stéphane Botz, Directeur du pôle Tourisme Hôtellerie Loisirs de KPMG.

2 – Le prix moyen

- Des prix moyens en légère hausse
La course au maintien du taux d’occupation n’a pas véritablement pénalisé les prix moyens qui se sont même améliorés sur l’ensemble des segments hôteliers, à l’exception des établissements haut de gamme 4 étoiles NN. En revanche, le maintien des performances aura un impact sur la rentabilité opérationnelle et la qualité des établissements hôteliers français. En effet, le niveau de charges opérationnelles se maintient, le niveau d’usure du produit hôtelier augmente et la part des ventes avec commissions de distributeurs connaissent une hausse réduisant de fait la rentabilité de l’exploitation.

Le cumul des prix moyens à fin 2013 offre des résultats modérés, en lien avec la stabilisation de l’occupation. Ainsi, les établissements économiques 1 étoile NN affichent la meilleure performance avec des prix moyens en progression de +2,1 % (contre 3,1 % l’année précédente). La catégorie 4 étoiles NN, quant à elle, a vu ses prix moyens baisser de 0,6 %, limitant les pertes avec un taux d’occupation généralement en hausse. Les prix moyens des établissements de gamme 2 étoiles NN et 3 étoiles NN ont progressé respectivement de +1,1 % et 0,4 % souvent porté par la rénovation de leur structure.

- Perspectives 2013 – 2014
Les prix moyens ne devraient pas diminuer en 2014. L’augmentation de la TVA de 3 points pourrait, en revanche, pénaliser l’attractivité des hébergements hôteliers dans un contexte économique toujours difficile où les ménages (clientèles loisirs) et les entreprises (clientèles affaires) font très attention à leurs dépenses. Comme en 2013 et en lien avec le contexte économique actuel, les autres centres de profits, quant à eux, devraient subir une baisse notable de volume d’activité.

3 – Le revenu par chambre disponible (RevPAR)

- Des niveaux de RevPAR stables
Malgré des distorsions entre les taux d’occupation et les prix moyen, les RevPAR progressent par rapport à 2012 et s’échelonnent entre 25,9 € HT en catégorie super-économique et 72,2 € HT en hôtellerie haut de gamme (hors 5 étoiles NN et Palaces).

- Perspectives 2013 - 2014
« Le secteur du tourisme en 2014 se présente sous le signe de la stabilité mais d’autres effets pénalisants continuent d’entrainer la baisse de performance des établissements hôteliers. Sous l’effet d’une économie en voie de rétablissement, la baisse des consommations annexes au sein de l’hôtel (restauration, bar, minibar, services divers) détériore la rentabilité globale. Le repositionnement des produits améliorant le captage de clients et le pilotage strict des charges des centres de profits pourraient permettre aux hôteliers de limiter cette dégradation », souligne Stéphane Botz.

* Soit plus de 37% des chambres d'hôtellerie classées recensées en 2013 par la Direction du Tourisme, l’INSEE, La DGCIS et Atout France.
Communiqué de presse
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+33 1 55 68 91 50

 



Arnaud Fraboul, Attaché de presse

+33 1 55 68 90 31

 

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