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  • Service: Audit France, Advisory France
  • Industrie: Finance, Asset management, Banque, Immobilier d'investissement, Private equity
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 26/06/2014

L’industrie bancaire européenne : nouveau contexte, nouvel équilibre ? 

KPMG publie la 8ème édition de son étude annuelle "Communication financière des banques européennes : Défi pour la transparence 2014"

Une nouvelle donne en matière de performance : les profits des banques européennes en 2013 ont progressé de 4 % après deux années consécutives de baisse

Le profit cumulé des quinze plus grandes banques européennes a progressé de 4 % en un an : 43 milliards d’euros en 2013 contre 41 milliards d’euros en 2012 et 61 milliards en 2011. Cette évolution marque une rupture avec les baisses significatives constatées en 2012 (-33 %) et 2011 (-27 %).

L’activité des banques s’oriente vers une normalisation. Si l’année 2013 reste marquée par une faible croissance et des taux d’intérêts bas, la plupart des banques interrogées évoquent une stabilisation des économies à l’automne 2013 et une sortie de la crise financière amorcée en 2008.

Les métiers coeurs se sont montrés résilients, notamment dans la banque d’investissement qui a profité d’un contexte de normalisation des marchés de taux. La hausse du coût du risque sur les encours de prêts observée en 2012 (+0,4 %) se confirme en 2013 (+1 %), marquant une rupture avec la tendance baissière observée au cours des années précédentes.

"Alors même que les banques continuent de gérer les conséquences d’actions passées (manipulation de certains taux bancaires, recrudescence des litiges commerciaux, infractions à la réglementation…), les contraintes légales et réglementaires sont désormais appréhendées comme des risques inhérents à l’activité bancaire", commente Marie-Christine Jolys, Associée KPMG responsable du département Réglementaire Banque.

Les risques liés aux litiges sont désormais inhérents à l’activité bancaire

L'aide financière apportée aux banques par les Etats a renforcé les attentes du public et les exigences des régulateurs en matière de déontologie bancaire. Les litiges commerciaux sont désormais appréhendés dans les risques inhérents à l’activité bancaire.
La manipulation des taux d’intérêts bancaires Libor, Euribor et Tibor a coûté aux banques 3,1 milliards d’euros sur deux ans. Si les pénalités atteignaient déjà 1,5 milliards d’euros en 2012, les condamnations se sont poursuivies en 2013 avec des amendes d’un montant total de 1,6 milliards d’euros sur l’année.

Depuis les premiers litiges apparus en 2011, les actions portant sur la commercialisation abusive des PPI (ventes abusives d’assurances crédit en Grande Bretagne) et des produits dérivés à des entreprises de petite taille ont impacté les résultats des banques à hauteur de 27 milliards d’euros sur trois ans. Impliquées dans des litiges commerciaux depuis 2011 et dans la manipulation des taux interbancaires en 2012, les banques britanniques ont été condamnées en 2013 par l’Autorité de conduite financière à rembourser des millions de clients pour des ventes abusives de protections sur les cartes de paiement. Les banques concernées soulignent que les provisions constituées à cet effet répondent au niveau de risque identifié.

Pour les banques qui exercent des activités aux Etats-Unis, la réglementation américaine représente un risque supplémentaire à maitriser, les infractions s’avérant coûteuses, tant financièrement que dans les modes de fonctionnement imposés par les régulateurs américains.

Les banques continuent de renforcer leurs fondamentaux stratégiques, tout en s’adaptant à un nouvel environnement

Les banques européennes interrogées poursuivent leur programme stratégique, avec pour objectif de rendre les performances plus solides et durables tout en diminuant l’assiette des risques dans un environnement difficile et incertain :
  • Mise en oeuvre de plans de transformations structurelles afin de simplifier et de recentrer leur organisation autour de leurs coeurs de métier. Les banques annoncent des synergies de coûts à hauteur de plusieurs milliards d’euros.
  • Digitalisation des produits et services financiers en réponse aux nouveaux modes de consommation : déploiement des agences en ligne, amélioration des sites internet, développement des applications mobiles, généralisation de certains services bancaires virtuels…
  • Internationalisation des activités, perçue comme un facteur clé de succès : les plans de développement des groupes à l’international s’articulent autour de gains de parts de marché ciblés, dans le maintien des grands équilibres financiers.
  • Gouvernance de plus en plus responsable en matière de rémunération et de diversité : les banques confirment leur volonté d’avoir une meilleure répartition Hommes-Femmes dans les postes de direction.

Evolutions technologiques et projet d’Union bancaire : deux nouveaux défis à relever

Compte-tenu des dernières évolutions technologiques, les banques doivent constamment mettre à niveau leur dispositif de sécurité et de maîtrise des risques opérationnels informatiques, pour être en mesure de faire face à l’apparition de nouvelles menaces (risques d’intrusions et de fraude, attaques informatiques ciblées) et de nouveaux usages (Cloud Computing).

Le projet d’Union bancaire, qui vise à prévenir l’émergence d’une nouvelle crise bancaire européenne, fait également partie des nouvelles préoccupations des banques qui commencent à aborder ce sujet dans leurs rapports annuels.

Selon Marie-Christine Jolys, « s’il est encore prématuré d’évaluer les impacts potentiels de l’exercice mené par la BCE (Comprehensive Assessment ), la publication des résultats en octobre 2014 pourrait se traduire à la fois par une évolution des modèles de provisionnement des créances douteuses et des provisions collectives afin de minimiser les écarts entre les données comptables et prudentielles, et par le déploiement de chantiers en termes de systèmes d’information pour répondre à la demande très importante des données à remonter à la BCE. »

Méthodologie de l’étude :
Communication financière des banques européennes
Défi pour la transparence 2014 : nouveau contexte, nouvel équilibre
Pour la huitème année consécutive, KPMG a réalisé une étude comparative des rapports annuels de quinze des plus grandes banques européennes : Barclays, BBVA, BNP Paribas, Commerzbank, Deutsche Bank, Lloyds Banking Group, HSBC, ING, Nordea, Royal Bank of Scotland, Santander, Société Générale, Standard Chartered, UBS, Unicredit. Le cabinet a analysé les résultats 2013, les discours des dirigeants, les activités de banques d’investissement et de banque de détail, les fonds propres, les évolutions en matière de gouvernance, de refinancement et de liquidité.
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Arnaud Fraboul, Attaché de presse

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