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Détails

  • Service: Audit France, Advisory France
  • Industrie: Finance, Asset management, Banque, Immobilier d'investissement, Private equity
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 27/06/2013

Les banques européennes à l’épreuve de la défiance : vers de nouveaux fondamentaux 

KPMG publie la 7ème édition de son étude annuelle « Communication financière des banques européennes : Défi pour la transparence 2013 » 

Les profits des banques européennes en baisse de 29 % en 2012

Le profit cumulé des quinze plus grandes banques européennes a reculé de près d’un tiers en un an et a été divisé par deux par rapport à 2010 : 41 milliards d’euros en 2012 contre 61 milliards en 2011 et 84 milliards en 2010.

Les résultats dégagés en 2012 ont été fortement pénalisés par des éléments non récurrents tels que le risque de crédit propre compris dans la réévaluation des dettes, les dépréciations de titres de participation et d’écarts d’acquisition, les coûts relatifs aux litiges au titre de la commercialisation abusive de produits bancaires au Royaume-Uni, ou encore les cessions de filiales et d’actifs hors cœur de métier.

« Les nombreux éléments non récurrents ayant affecté les résultats de 2012 ont amené les banques à publier le détail et l’impact de ces éléments dans leur communication et à présenter des résultats et des indicateurs retraités. Le secteur bancaire prend ainsi une nouvelle direction et modifie ses fondamentaux avec une appréciation nouvelle d’une performance dite normale », commente Marie-Christine Jolys, Associée KPMG responsable du département Réglementaire Banque.

Les métiers cœurs se sont montrés résilients, notamment dans la banque d’investissement qui a profité d’une amélioration des conditions de marché liée notamment à l’intervention des banques centrales permettant ainsi à la ligne de métiers de générer en 2012 des revenus en hausse de 6 %, après la diminution de 15 % constatée en 2011.

La hausse du coût du risque sur les encours de prêts en 2012, bien que contenue à moins de 1 %, marque une rupture avec la tendance baissière observée depuis 2010. Néanmoins, le dynamisme commercial déployé par l’ensemble des réseaux bancaires a permis d’absorber cette hausse du coût du risque.

Les banques poursuivent leur préparation à l’application des règles de Bâle III, en ayant renforcé leurs fonds propres de 230 milliards d’euros en quatre ans

Afin d’anticiper le renforcement des exigences réglementaires en termes de capital et de liquidité, les banques ont réduit leurs risques pondérés et augmenté leurs fonds propres d’environ 230 milliards d’euros depuis 2009, affichant des ratios au-delà des minima réglementaires : ratios de solvabilité Bâle 2,5 compris entre 12,7 % et 25,2 % et ratios de Core Tier 1 Bâle 2,5 compris entre 10,2 % et 19 %. Le ratio de solvabilité moyen, en hausse de 1,8 % sur l’année, s’élève à 16,1 % en 2012 (contre 14,3 % en 2011).

S’agissant de la liquidité, les établissements ont continué comme en 2011 à adapter leur stratégie de refinancement pour anticiper les deux nouveaux ratios de liquidité, LCR et NSFR, proposés par le comité de Bâle dans le cadre de Bâle 3.

Les litiges ont coûté plus de 20 milliards d’euros aux banques en 2012

Outre les cessions de filiales et la gestion extinctive des actifs et activités jugés non stratégiques hérités du passé, les banques ont dû faire face à un nouvel afflux de demandes d’indemnisation : la manipulation des principaux taux bancaires européens (Libor, Euribor), la vente inappropriée de swaps de taux (mis-selling), l’accroissement rapide des provisions sur les litiges PPI (ventes abusives de produits d'assurance crédit) et les problématiques de blanchiment d’argent ont coûté aux banques 20,5 milliards d’euros en 2012. Depuis les premiers litiges apparus en 2011, les PPI ont impacté les résultats des banques à hauteur de 16,5 milliards d’euros.

Selon Marie-Christine Jolys, « Recentrage des métiers, mise en œuvre de mesures d’efficacité opérationnelle, réduction des risques pondérés, renforcement des fonds propres, gestion prudente de la liquidité… Si les banques ont poursuivi leur stratégie de transformation en 2012, elles restent contraintes par le poids des nombreux litiges issus de leurs comportements passés. Toutefois, la progression des résultats observée sur le premier trimestre 2013 laisse à penser que les banques commencent à mettre le poids de ce passé derrière elles, pour se concentrer sur la mise en œuvre de nouveaux plans stratégiques. »

Soucieuses de regagner la confiance des clients, les banques se concentrent sur la mise en œuvre de nouveaux plans stratégiques

L’industrie bancaire dessine actuellement les contours de nouveaux fondamentaux :
  • Innovations technologiques et numériques : déploiement des agences en ligne, am
    élioration des sites internet, développement des applications mobiles, mise en place du porte monnaie électronique, identification biométrique …
  • Relation client au cœur des priorités : apparition d’agences « nouvelle génération » inspirées par les « concepts stores » transformant le service standard de banque en expérience client.
  • Développement de produits innovants en matière de dépôts : taux attractifs rémunérant les dépôts de la clientèle et incitant les clients à les reconduire sur la durée.
  • Gouvernance responsable : équilibre Hommes-Femmes dans les postes de direction, politiques de rémunérations contenues par rapport à des bonus qualifiés d’excessifs dans le passé, gestion rigoureuse des risques, lutte accrue contre les crimes financiers.
  • Implication sociétale et environnementale renforcée à travers des projets de soutien à l’éducation, l’entreprenariat, les investissements caritatifs, le respect de l’environnement avec la réduction de l’empreinte écologique.
 
Méthodologie de l’étude
Communication financière des banques européennes
Défi pour la transparence 2013 : Les prémices des nouveaux fondamentaux de l’industrie bancaire
Pour la septième année consécutive, KPMG a réalisé une étude comparative des rapports annuels des quinze plus grandes banques européennes : Barclays, BBVA, BNP Paribas, Commerzbank, Deutsche Bank, Lloyds Banking Group, HSBC, ING, Nordea, Royal Bank of Scotland, Santander, Société Générale, Standard Chartered, UBS, Unicredit. Le cabinet a analysé les résultats 2012, les discours des dirigeants, les activités de banques d’investissement et de banque de détail, les fonds propres, les évolutions en matière de gouvernance, de refinancement et de liquidité.
Communiqué de presse
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Marion Giroud, Responsable Relations Presse

+33 1 55 68 91 50

 



Arnaud Fraboul, Attaché de presse

+33 1 55 68 90 31

 

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