France

Détails

  • Service: Expertise comptable / Conseil aux entrepreneurs
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 16/04/2013

Les ETI, leviers de la croissance en France 

15 % des ETI prévoient d’augmenter leurs effectifs et 68 % de les maintenir dans les deux prochaines années

 

L’autofinancement et l’emprunt bancaire, principale source de financement pour près de 8 ETI sur 10 d’après une nouvelle étude réalisée par KPMG et ASMEP-ETI*

 

 

A l’occasion de la XIIème journée des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) et cinq ans après la Loi de Modernisation de l’Economie qui a officiellement donné naissance à cette catégorie, KPMG et ASMEP-ETI publient une étude sur le bilan et les perspectives des ETI.

 

Les ETI, des entreprises qui résistent à la crise, mais dont la croissance est entravée par de nombreux freins

 

Interrogés en février 2013 par OpinionWay, plus de quatre dirigeants d’ETI sur dix (41 %) déclarent avoir augmenté leur activité sur les deux dernières années. 36 % l’ont maintenue, tandis que 23 % ont connu une décroissance.

 

L’environnement économique et concurrentiel représente l’un des deux principaux freins au développement pour 78 % des personnes interrogées.

 

En termes d’activité, 44 % anticipent une augmentation de leur chiffre d’affaires pour les deux prochaines années, contre 46 % en février 2012 et 56 % en avril 2011. 46 % des ETI prévoient de maintenir leur activité, tandis que seule une ETI sur dix s’attend à une baisse de son chiffre d’affaires. De plus, 86 % des dirigeants d’ETI estiment qu’ils maintiendront ou augmenteront leur rentabilité dans les deux prochaines années.

 

Sur le plan de l’emploi, 68 % des chefs d’entreprise interrogés envisagent un maintien de leurs effectifs et 15 % prévoient des embauches. Toutefois, pour 17 % d’entre eux, les perspectives d’évolution des effectifs à deux ans sont négatives, contre 5 % en avril 2011 et 13 % l’an dernier.

 

La croissance externe, facteur d’accélération du développement

 

Les ETI sont souvent des PME qui ont su grandir. Non seulement elles utilisent les facteurs classiques de développement que sont l’innovation et l’international mais, en dépit du contexte économique difficile, 17 % des dirigeants interrogés déclarent avoir réalisé une opération de croissance externe au cours des deux dernières années. Parmi eux, près de 6 sur 10 (59 %) envisagent de renouveler l’expérience dans les deux prochaines années, contre 21 % sur l’ensemble des ETI.

 

Des financements peu diversifiés, voués à évoluer, avec plus d’ouverture et une montée en puissance des financements publics

 

Pour financer leur développement, les ETI s’appuient sur deux leviers principaux : l’autofinancement, cité par 72 % des dirigeants comme l’un des deux principaux moyens de financement sur les deux dernières années, et l’emprunt auprès d’établissements financiers, cité par 51 % d’entre eux. Près de 8 dirigeants sur 10 (78 %) citent l’un ou l’autre en première position. Les autres sources de financement arrivent loin derrière : les financements publics sont cités par 19 % des ETI (dont 12 % en premier), l’ouverture du capital à des associés ou employés et l’ouverture à des investisseurs extérieurs par 3 % chacune et la cotation en bourse par 2 % des ETI.

 

Interrogées sur les sources de financement qu’elles mobiliseront dans les deux prochaines années, les ETI placent les financements bancaires en premier (61 %).

Près d’un tiers des dirigeants anticipe le recours aux financements publics (32 %) tels que la BPI (FSI, Oséo), les fonds régionaux, le FEDRE… tandis que seuls 8 % envisagent d’ouvrir leur capital à des fonds d’investissement et 7 % à la famille ou à des salariés. Très peu d’ETI évoquent une cession ou une transmission (2 %) et l’introduction en bourse (1 %). Selon ASMEP-ETI, « Ce dernier résultat reflète les lourdeurs et les inadaptations de notre règlementation boursière pour les ETI ».

 

Une fiscalité à adapter, notamment en matière de transmission

 

Parmi les dirigeants citant la fiscalité comme un frein à leur développement , 82 % déplorent son montant global, tandis que 77 % pointent l’instabilité et 64 % la complexité du système fiscal. La fiscalité doit être également adaptée, afin qu’elle ne soit pas un frein à la détention ou la transmission d’actions. Ainsi, 69 % de l’ensemble des dirigeants d’ETI interrogés seraient favorables à l’instauration de nouveaux abattements sur les droits de mutation des parts avant 70 ans pour encourager le passage de relais dans les entreprises. 19 % s’y déclarent même très favorables.

 

La conservation par l’usufruitier du droit de vote au sein de l’assemblée générale permettrait également de faciliter la transmission anticipée des entreprises. Les ETI y sont favorables pour 65 % d’entre elles. Enfin, 64 % plébiscitent un alignement du statut fiscal des actionnaires non-dirigeants sur le régime des biens professionnels en matière d’ISF en contrepartie d’un engagement de conservation des titres sur plusieurs années (huit ou dix ans).

 

Les ETI, une catégorie volatile et hétérogène qui peine à croître Cette étude dénombre plus de 3 200 ETI en France (hors ETI détenues par des groupes étrangers), soit le même niveau que lors de leur création officielle en 2008, loin derrière l’Allemagne et ses 12 500 entreprises de taille intermédiaire. Cette catégorie d’entreprises est marquée par une forte volatilité : en moyenne, entre 2003 et 2011, 18 % des ETI rejoignent ce groupe ou en sortent chaque année. Dans la majorité des cas, ces mouvements se font entre la catégorie des ETI et celle des PME, très peu d’ETI devenant des grands groupes. En conséquence, les ETI récurrentes, c’est-à-dire celles qui se maintiennent dans cette catégorie sur le long terme , ne représentent que 61 % de la population totale, soit 1 881 ETI. Celles-ci emploient en moyenne 615 salariés et ont un chiffre d’affaires moyen de 191 millions d’euros, dont 18 % à l’export.

 

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[1] 12 % du panel

[1] Source : estimation Base Diane

[1] Les ETI récurrentes représentent les sociétés qui sont sorties du périmètre de définition des ETI au maximum une fois sur la période 2003-2011. Ce groupe inclut également les ETI récentes, qui sont entrées définitivement dans la catégorie entre  2005 et 2008 et restent présentes jusqu'en 2011.

 

*Méthodologie

 

L’étude « Les ETI, leviers de la croissance en France » menée par KPMG et ASMEP-ETI s’appuie sur :

  • un sondage réalisé par OpinionWay en février 2013 auprès d’un échantillon représentatif de 250 dirigeants d’ETI de tous secteurs. La représentativité de l’échantillon a été assurée par un raisonnement et un redressement en termes de secteurs d’activité, de taille salariale et de région. L’échantillon a été interrogé par téléphone sur système CATI.
  • une analyse quantitative à partir des données Diane depuis 2003.
  • une mise à jour de l’étude « Voyage au cœur des ETI : une stratégie de conquêtes », publiée par KPMG en mars 2012. Qu’est-ce qu’une ETI ? Selon la Loi de Modernisation de l’Economie de 2008, les ETI se définissent par plusieurs critères :
  • Effectifs : entre 250 et 5 000 salariés ;
  • Chiffre d’affaires : entre 50 millions et 1,5 milliard d’euros ;
  • Total du bilan : entre 43 millions et 2 milliards d’euros. Toute entreprise respectant au moins deux de ces trois critères (effectif, chiffre d’affaires, total du bilan) est considérée comme une ETI.
  • Ainsi, avec moins de 250 salariés, une entreprise sera quand même classée dans la catégorie des ETI, si son chiffre d’affaires et son bilan correspondent aux critères ci-dessus.
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Marion Giroud, Responsable Relations Presse

+33 1 55 68 91 50

 



Arnaud Fraboul, Attaché de presse

+33 1 55 68 90 31

 

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