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  • Service: Advisory France, Développement durable
  • Industrie: Energie & ressources naturelles
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 26/11/2012

L’Institut Choiseul et KPMG lancent le premier Baromètre mondial de la compétitivité énergétique des Etats 

Une apparente domination des pays de l’hémisphère nord

La France, 9ème au classement mondial, est le plus performant des grands pays européens devant l’Allemagne et le Royaume-Uni 

L’Institut Choiseul et KPMG présentent les résultats de la première édition du Baromètre de la compétitivité énergétique des Etats, la seule étude indépendante au monde qui mesure et analyse la compétitivité et la performance des politiques énergétiques des Etats. Véritable outil d’aide à la réflexion et à la décision destiné aux acteurs publics et privés du secteur, ce baromètre inédit hiérarchise 146 pays selon trois grands critères : qualité du mix énergétique, accès et disponibilité en matière d’électricité et empreinte environnementale. Il a été établi à partir des données officielles issues des principales bases statistiques internationales (Banque mondiale, Agence internationale de l’énergie, OCDE…). Le Baromètre sera reconduit chaque année afin de suivre et d’apprécier l’évolution du positionnement des Etats.

Une répartition équilibrée entre les pays les plus performants et les plus défaillants

Sur 146 pays représentatifs de tous les continents, un tiers peuvent être qualifiés de « performants » dans la mesure où ils offrent un mix énergétique équilibré, proposent une électricité disponible et accessible, et maîtrisent l’impact de leurs choix énergétiques sur l'environnement :

  • Les pays de l’hémisphère Nord arrivent en tête du classement, avec la Norvège en 1ère position, suivie de près par le Canada et l’Islande.
  • La France est 9ème pays le plus vertueux devant le Royaume-Uni (11ème), les Etats-Unis (11ème) et l’Allemagne (13ème),
  • Le premier pays en Asie orientale est le Brunei (18ème), suivi par la Corée du Sud et le Japon (respectivement 21ème et 25ème).
  • La Colombie s’octroie la 5ème place mondiale, ex-æquo avec la Suède.
  • Les Etats arabes sont représentés dans le Top 20 avec le Qatar (13ème) et les Emirats Arabes Unis (20ème).
  • Le premier représentant des pays africains est l’Angola à la 40ème place.

Près de 40 % des Etats sont considérés comme étant en situation « intermédiaire », leurs atouts énergétiques étant le plus souvent contrebalancés par des faiblesses : la Chine se situe à la 50ème place mondiale, ex-æquo avec la Bulgarie et l’Egypte, suivie par l’Algérie et la Guinée équatoriale en 55ème position. 28 % des Etats apparaissent en retrait des moyennes mondiales, voire en difficultés, avec une dizaine de pays considérés comme défaillants (Burkina Faso, Haïti, Bénin).



L’Europe se démarque en raison d’une politique énergétique structurée et protectrice des équilibres environnementaux malgré l’absence de ressources primaires

L’Europe affiche de loin les meilleures performances énergétiques, tous critères confondus, devant les Amériques, l’Asie et l’Afrique. Les pays nordiques (Norvège, Islande, Danemark, Suède et Finlande) comptent parmi les plus performants de la planète. Quatre des pays membres de l’Union européenne figurent dans le Top 10 mondial (Danemark, Suède, Finlande et France) et cinq autres (Royaume-Uni, Autriche, Allemagne, Slovaquie et Espagne) dans le Top 20. Sur le critère « qualité, disponibilité et accès à l’électricité », onze pays européens se classent parmi les quinze premiers à l’échelle mondiale.

Selon Pascal Lorot, Président Fondateur de l'Institut Choiseul, « Ce classement reflète une posture énergétique cohérente qui s’explique par une complémentarité relativement forte entre l’appareil économique national et l’existence d’une capacité de production énergétique et électrique de qualité. L’Europe a en particulier développé une politique de maîtrise de l’énergie efficace, tout en renforçant le poids des énergies renouvelables dans le mix énergétique. »

La France, numéro 1 mondial au regard de la qualité de l’électricité, de sa disponibilité et de son accès

En termes d’accès et de disponibilité en matière d’électricité, la France arrive en tête du classement mondial, ex-æquo avec la Corée du Sud – et ce en raison d’un parc nucléaire important. Sa dépendance à l’égard des énergies primaires, notamment le pétrole, explique en revanche sa faible performance en matière de mix énergétique (93ème position). En ce qui concerne l’empreinte environnementale, la France se situe dans la moyenne mondiale. Sa faible intensité énergétique est contrebalancée par de fortes émissions de CO2 par habitant même si inférieures à certains de ses principaux partenaires.

Selon Wilfrid Lauriano do Rego, Associé, responsable du secteur Energie de KPMG en France : « La politique énergétique de la France lui a permis d’obtenir une bonne position dans ce classement, notamment par rapport à l’Angleterre et à l’Allemagne. Néanmoins, les profondes mutations énergétiques en cours dans ces trois pays pourraient modifier cet équilibre

Empreinte environnementale et mix-énergétique : les pays d’Afrique et d’Amérique Latine tirent leur épingle du jeu

Plusieurs Etats d’Afrique Centrale et Equatoriale (République Démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Angola, Gabon) et d’Amérique du Sud (Colombie, Venezuela, Paraguay) se démarquent par une bonne disponibilité en hydrocarbures et par des ressources hydrauliques généreuses.

Concernant la compatibilité des politiques énergétiques avec la préservation des grands équilibres environnementaux, l’Amérique Latine se distingue en raison d’un bon mix énergétique et d’un plus faible niveau d’industrialisation limitant les effets négatifs sur l’environnement, avec en tête du classement le Salvador, le Guatemala, le Costa Rica et le Nicaragua. Le Brésil arrive à la 7ème place, ex-æquo avec la Colombie, fort d’une base énergétique très diversifiée et équilibrée en termes d’énergies renouvelables durables et non durables.

Les pays asiatiques (Chine, Inde, Japon), en revanche, semblent les moins soucieux des problématiques environnementales, à l’exception des Philippines (3ème rang mondial). 



« Un certain nombre de tendances de fond pourraient faire évoluer ce classement à moyen terme : la renonciation au nucléaire dans certaines parties du monde, le recours au gaz de schiste ou encore le développement des énergies renouvelables vont impacter le positionnement des Etats les uns par rapport aux autres et engendrer de nouveaux rapports de force », souligne Pascal Lorot.

« Fort de notre expérience internationale dans le domaine de l’énergie, nous sommes heureux d’avoir développé conjointement avec l’Institut Choiseul un outil d’aide à la prise de décision, qui offre au secteur un panorama détaillé sur les résultats des politiques énergétiques. Objectif à terme : afin encourager les bonnes pratiques à l’échelle mondiale », conclut Wilfrid Lauriano.

*Méthodologie de l’étude
Le Baromètre mondial de la compétitivité énergétique des Etats a été réalisé par l’Institut Choiseul et KPMG en toute indépendance. Il couvre un échantillon représentatif de 146 pays d’Amérique du Nord, d’Amérique latine, d’Europe, d’Afrique et d’Asie. Il a été établi à partir des données officielles 2011 issues des principales bases statistiques internationales (Banque mondiale, Agence internationale de l’énergie, OCDE…). Les séries et données statistiques sélectionnées ont fait l’objet d’appréciations et de pondérations aboutissant à une classification globale sur la base de 13 indicateurs dont certains ont été regroupés en 3 sous-indicateurs (qualité du mix énergétique, accès à l’électricité, compatibilité entre politique énergétique et impératifs environnementaux). Chaque Etat se voit attribuer une note comprise entre 0 et 100. Les notes les plus élevées correspondent aux Etats les plus performants en matière énergétique.

Communiqué de presse
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Arnaud Fraboul, Attaché de presse

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