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  • Industrie: Automobile
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 24/01/2012

Industrie Automobile : Electro-mobilité, urbanisation et nouveaux modes de vie au coeur des enjeux 

La 13ème étude internationale de KPMG sur le secteur automobile révèle que les dirigeants du secteur placent trois enjeux au cœur de leur réflexion sur l’automobile de demain :

 

  • l’efficacité énergétique du véhicule
  • son adaptation à un environnement de plus en plus urbanisé
  • l’émergence de nouveaux besoins : services de mobilité  et connectivité à bord des véhicules
    L’étude explore les réponses possibles à ces enjeux, les incertitudes actuelles et les changements attendus dans les relations entre constructeurs, équipementiers traditionnels et nouveaux entrants.

Efficacité énergétique : L’électro-mobilité devient un enjeu significatif

Les deux principaux facteurs affectant les décisions d’achat sont l’efficacité énergétique (pour 76% des dirigeants interrogés) et le respect de l’environnement (pour 65%). Même avec une part de marché attendue à seulement 15% des immatriculations mondiales en 2025, le véhicule électrique est ainsi au cœur des préoccupations, principalement en Chine, au Japon, et de façon plus générale sur les marchés émergents où l’introduction des nouvelles technologies semble facilitée par des contraintes environnementales liées à une forte urbanisation et la crainte d’une trop grande dépendance aux énergies fossiles.

Pour autant le moteur à combustion interne n’est pas prêt de disparaître et près des deux tiers des dirigeants interrogés précisent que l’optimisation de cette technologie reste la piste la plus prometteuse à court terme pour améliorer l’efficacité énergétique des véhicules et réduire les émissions de CO2. A plus long terme néanmoins, ces mêmes dirigeants indiquent que la maîtrise des technologies électriques sera un facteur de différentiation important susceptible de modifier sensiblement les facteurs de compétitivité.

65% des dirigeants interrogés voient dans le véhicule hybride une transition idéale vers des solutions plus évoluées d’hybrides rechargeables ou de véhicules fonctionnant uniquement sur batteries. Des investissements significatifs sont également attendus dans les piles à combustible, cette technologie peu connue du grand public pouvant se révéler compétitive à un horizon de 15 ans.

Selon Laurent des Places, Associé KPMG Secteur Automobile, « l’étude confirme la grande incertitude des constructeurs et équipementiers quant aux technologies qui motoriseront nos véhicules à l’horizon 2025 et au rythme d’introduction de ces nouvelles technologies. La gestion des surcapacités de production, estimées à plus de 30 millions de véhicules en 2011, est un sujet critique pour l’ensemble du secteur. Les incertitudes autour de la rapidité d’évolution du marché vers les technologies électriques compliquent significativement les efforts de rationalisation de l’outil de production ». 

50 % des dirigeants estiment que les contraintes urbaines influencent fortement le design et le mode de financement et d’utilisation des véhicules

La mise au point de concepts innovants de voitures urbaines constitue le deuxième enjeu cité par les dirigeants interrogés. Si la moitié estiment que les contraintes urbaines influencent fortement le design et le mode d’utilisation des véhicules, cet enjeu est plus développé dans la zone Asie-Pacifique (63% des dirigeants interrogés) qu’en Amérique (53 %) ou dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (47%).

L’introduction dans nos futurs véhicules urbains d’un nouveau design utilisant des moteurs plus efficaces, des matériaux plus légers, et une technologie permettant de rester connecté en permanence doit s’accompagner du développement de nouveaux services de mobilité. Les jeunes urbains, de moins en moins intéressés par la pleine propriété de leur véhicule et préférant partager celui-ci pour accéder en permanence au meilleur service, sont au cœur de la clientèle visée. Les dirigeants interrogés estiment un marché potentiel pour ces services de mobilité de 110 à 230 millions de clients dans les 15 prochaines années. La Chine offre le marché le plus prometteur, avec 150 villes de plus de 750.000 habitants. Le Brésil est également un enjeu significatif, avec 42% des répondants s’attendant à ce que 25% au moins des urbains utilisent ces services en 2026.

Pour répondre aux attentes de connectivité permanente de la population urbaine, l’architecture électronique des véhicules devra évoluer en permanence, au rythme de l’apparition de nouvelles technologies informatiques et en fonction de l’introduction de nouveaux services d’information par des acteurs indépendants (informations routières, informations sur l’entretien du véhicule, services de divertissements). C’est un défi nouveau pour les constructeurs, habitués à contrôler ces services et les revenus associés.

Le modèle économique devra intégrer de nouveaux acteurs

Les constructeurs doivent faire face en même temps à l’apparition de technologies complexes et concurrentes, au développement de nouveaux concepts de mobilité dans un monde plus urbanisé, et à la croissance rapide des marchés émergents. L’importance des ressources financières nécessaires rend essentielle la mise en place de coopérations stratégiques ou technologiques. Une large majorité des dirigeants interrogés (68%) voit dans les alliances entre constructeurs la meilleure stratégie de développement à long terme. C’est un changement net par rapport aux stratégies d’acquisition favorisées dans nos premières études, qui ne recueillent en 2011 que 16% d’opinions favorables.

La diversité des technologies à développer (chimie des piles, recharge et gestion des packs de batteries, électronique de puissance, moteurs électriques) et l’importance des besoins d’investissement en R&D renforcent la concurrence entre constructeurs et équipementiers pour la maîtrise des briques technologiques indispensables. 54% des dirigeants interrogés pensent ainsi que les fournisseurs d’équipements électriques pourront renforcer significativement leur influence à l’horizon 2025, tandis que 40% estiment que les constructeurs garderont le contrôle du développement et de la production de ces technologies.

En réponse aux enjeux de connectivité, 63% des dirigeants anticipent une convergence de l’automobile avec l’industrie des Télécoms, IT, média et divertissement (TIME). A l’horizon 2025, 31,5% des répondants pensent que les constructeurs continueront à contrôler les revenus associés à ces services, contre 24,5% pour les acteurs informatiques, 17% les équipementiers, 15,5% les sociétés issues des médias, et 11,5% les nouveaux acteurs issus de la convergence de ces industries.

Dans le développement des nouvelles offres de mobilité, les acteurs les plus à même de s’imposer dans la chaîne de valeur ne sont pas encore précisément identifiés. Pour 30% des répondants, les constructeurs devront impérativement s’allier avec d’autres acteurs (loueurs, gestionnaires d’infrastructure, fournisseurs de transport public, etc.).

Méthodologie de l’étude
Depuis 1999, KPMG interroge chaque année environ 200 dirigeants de l’industrie automobile mondiale pour recueillir leur opinion sur les perspectives et les tendances du secteur. L’échantillon couvre l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur, constructeurs, équipementiers de rang 1, 2 et 3, distributeurs. Ils ont été interrogés entre août et octobre 2011.

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Attaché de presse

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Arnaud Fraboul, Attaché de presse

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