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  • Industrie: BTP, Habitat Social & Urbanisme, Artisans du BTP
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 07/11/2011

Tendances et perspectives du bâtiment 2011 : une rentrée marquée par la crise, mais les dirigeants du BTP restent confiants  

> Les nouveaux marchés au cœur de la stratégie de 78 % des chefs d’entreprise du secteur

KPMG publie la 18ème édition de son étude « Tendances et perspectives du
Bâtiment »* sur les points clés du secteur ainsi que les perspectives et le moral des dirigeants.

En parallèle, l’IFOP a interrogé, à la demande de KPMG, 401 dirigeants d’entreprises du bâtiment de 1 à 49 salariés sur leur activité et leurs perspectives de développement**.

Ces deux études offrent ainsi un panorama global du secteur pour les années 2010/2012.

Une reprise timide, mais des perspectives et un moral favorables pour 2012

Après une baisse significative d’activité début 2010, et deux ans après son entrée dans la crise, le secteur du bâtiment a connu les premiers signes de reprise à partir du 4ème trimestre 2010. On ne peut toutefois guère encore parler de croissance, mais bien plus de stabilisation pour l’activité BTP, avec en 2010 des taux de croissance proches de zéro pour les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) et de 1 % pour celles soumises à l’impôt sur le revenu (IR).

« Les dirigeants sont restés prudents même s’ils ont maintenu, voire renforcé, leur structure financière, avec des taux d’autonomie financière élevés, allant de 85 % à 91 % en 2010. Les résultats financiers relèvent plus d’une gestion prudente que d’une réelle croissance. », souligne Annie Chauzu, Associée KPMG et responsable du réseau Entrepreneurs du Bâtiment.

Malgré la conjoncture actuelle, 74 % des dirigeants du bâtiment interrogés sont optimistes pour 2012, un chiffre sensiblement comparable à celui de 2011 (76 %).

La reprise est fragile mais semble amorcée : en 2011, 36 % des entreprises envisagent une progression de leur chiffre d’affaires (contre 27 % en 2010) et 34 % une amélioration de leur résultat (contre 31 % en 2010). Cependant sans reprise réelle, la compétitivité des entreprises du BTP est menacée dans un proche avenir.

Carnets de commandes et rentabilité des chantiers : les deux grands enjeux pour 2012
La priorité 2012 reste, sans surprise, le développement des carnets de commandes. Ces derniers, bien qu’en progression, restent en effet à un niveau inférieur à celui d’avant crise. 44 % des dirigeants placent donc la démarche commerciale en tête de leurs priorités, suivie de près par la gestion et la rentabilité des chantiers (42 % contre 30 % l’an dernier).

La hausse du prix des matériaux, conjuguée au maintien de prix de vente tendus, pèse encore lourdement sur la performance des entreprises du BTP. Ces dernières ont souvent poursuivi la politique de restriction en matière d’investissements et de réduction des coûts de structure démarrée en 2009. Tout en ayant un impact positif sur leurs comptes à court terme, ces actions ne peuvent pas être menées dans la durée.

Parmi les autres priorités citées, le recouvrement des factures est évoqué par 21 % des dirigeants (contre 9 % en 2010) afin de maintenir voire d’améliorer leur trésorerie.

Enfin, signe léger de reprise, 15 % des dirigeants prévoient de nouveaux investissements, contre 9 % en 2010. Un résultat à nuancer par certains reports de l’année précédente répercutés en 2011-2012. On observe une frilosité ambiante, due à une vision floue de l’activité à venir mais aussi au regard des relations avec les banques, jugées encore peu à même d’octroyer les prêts nécessaires aux investissements.

La pénurie de main-d’œuvre qualifiée, préoccupation majeure pour le secteur du bâtiment

Concernant les ressources humaines, les entreprises du secteur ont conservé leur main-d’œuvre durant la crise, quitte à pénaliser leur rentabilité. La masse salariale a augmenté en 2010 de 2 % pour l’ensemble des catégories de salariés et jusqu’à 3,3 % sur la population des cadres. Les entreprises ont en effet cherché à fidéliser les profils les plus qualifiés.

Prudence oblige face à un manque de visibilité, seuls 23 % des dirigeants pensent embaucher en 2012 (contre 28 % en 2010). Les dirigeants déplorent le manque d’attractivité de la filière et mettent l’accent sur la pénurie de main-d’œuvre et sur une meilleure adaptation de la formation aux besoins des entreprises : un tiers des chefs d’entreprise rencontrent des difficultés lors du recrutement ; 40 % d’entre eux soulignent un manque de main-d’œuvre sur le marché et 38 % évoquent une qualification ou une formation inadaptée au poste.

Les nouveaux marchés liés au Grenelle de l’environnement au cœur de la stratégie des entreprises du BTP

Selon la première édition du baromètre KPMG « L’actualité des entreprises du BTP »**, 54 % des dirigeants du bâtiment indiquent être déjà présents sur les nouveaux marchés du secteur. 24 % ne s’y sont pas encore développés mais l’envisagent, contre seulement 22 % qui ne prévoient pas d’y exercer d’activité.

Plus précisément, deux marchés bénéficient d’un plus large attrait : le Bâtiment Basse Consommation (58 % y sont présents ou l’envisagent) et le développement durable ou l’habitat durable (56 %). « Ces deux nouveaux marchés répondent au Grenelle de l’environnement mais sont surtout porteurs de croissance par la demande des consommateurs et par le progrès technique induit. Ils sont aussi au cœur de leur métier », analyse Annie Chauzu.

L’accessibilité des bâtiments aux personnes handicapées tend également à se développer (45 %). Plus d’un tiers des dirigeants déclare ensuite proposer une offre sur l’habitat senior ou en avoir l’intention (35 %). La domotique se situe en revanche à un stade plus émergent (19 %).

La demande des consommateurs pousse 38 % des dirigeants à entrer sur ces marchés et les compétences du personnel constituent également une motivation pour 38 % des chefs d’entreprise. Ainsi 32 % des dirigeants espèrent, grâce à ces marchés, élargir leur clientèle, 31 % y voient un potentiel de développement important et 20 % un moyen de diversifier leur activité.

Afin de réussir leur entrée sur ces marchés, 26 % ont déjà mis en place des actions de formation (33 % dans les sociétés de 20 à 49 salariés). 24 % d’entre elles ont, de surcroît, prévu des formations pour la fin de l’année ou pour 2012.

*Méthodologie de l’étude « Tendances et Perspectives du Bâtiment 2011 »
L’étude « Tendances et perspectives du bâtiment 2011 » a été réalisée sur l’évolution du secteur du Bâtiment de 2006 à 2010. Elle porte sur un échantillon de 2 387 entreprises clientes. L’enquête d’opinion a été administrée par téléphone au cours de la période du 22 août au 12 septembre 2011 auprès de 720 dirigeants du bâtiment. L’analyse des tendances sociales porte sur un échantillon d’environ 1 468 entreprises dont la gestion sociale du personnel a été confiée à KPMG.

**Méthodologie du baromètre « Actualité des entreprises du BTP »
Pour ce baromètre semestriel « Actualité des entreprises du BTP », l’IFOP a interrogé, à la demande de KPMG, un échantillon de 401 dirigeants d’entreprise, représentatif des entreprises françaises du BTP de 1 à 49 salariés. Les interviews ont eu lieu par téléphone sur le lieu de travail des personnes interrogées sur la période du 26 au 28 septembre 2011.


Tendances et perspectives du bâtiment 2011
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