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  • Industrie: Energie & ressources naturelles
  • Type: Communiqué de presse
  • Date: 27/09/2011

Perspectives de financement dans le secteur de l’énergie en Europe 

Les banques sont prêtes à financer les projets énergétiques européens
La maîtrise des risques reste au coeur de leurs préoccupations

> Selon une nouvelle étude internationale de KPMG


Le secteur énergétique européen va devoir faire face dans les années à venir à d’importants besoins d’investissement, recourant majoritairement à l’emprunt bancaire. Principal fait marquant : les établissements financiers restent confiants et acceptent de financer les projets du secteur, à condition qu’ils soient structurés pour minimiser les risques et qu’ils bénéficient de l’engagement des gouvernements pour un cadre réglementaire stable et cohérent.

Infrastructures énergétiques : des besoins d’investissements importants mais indispensables

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE)1 estime à 1 900 milliards d’euros les investissements qui devront être réalisés dans le secteur énergétique européen au cours des 25 prochaines années. Ces investissements sont nécessaires pour faire face à la croissance de la demande (+23 %, soit un taux de croissance annuel de 1,4%2), remplacer les infrastructures existantes et réduire les émissions de CO2. 68% des capitaux vont être investis dans la construction de nouvelles infrastructures de production, le reste étant dédie aux infrastructures de transport et de distribution

Les besoins d’investissement pour la création de nouvelles capacité de production sur les 15 prochaines années sont estimés entre 733 et 1 000 milliards d’euros en Europe, pour la construction de prés de 600 GW supplémentaires Selon cette étude, l’éolien drainera le plus d’investissements avec un montant de 237,6 milliards d’euros, suivi de près par le charbon (235,3 milliards d’euros), le solaire(180 milliards d’euros), et le gaz (142,6 milliards d’euros).



Un fort intérêt des banques européennes pour les projets énergétiques

Le financement bancaire reste primordial pour la réussite de ces projets de construction : sa contribution attendue atteint 60 % du capital requis. La plupart des banques interrogées se déclarent impliquées – ou prêtes à s’impliquer – dans le financement d’infrastructures énergétiques. Et à partir du moment où elles décident de s’impliquer dans un financement d’un projet, elles tiennent à jouer un rôle actif dans la transaction. Elles affichent une préférence pour le financement de projets supérieurs à 50 millions d’euros, et pour le secteur des énergies renouvelables à fort potentiel de croissance, en particulier les projets éoliens et solaires photovoltaïques.

Minimiser les risques projets dans un contexte financier évolutif

Pré-requis nécessaire au financement selon les banques interrogées : des projets bien structurés et une prise de risque limitée. Si les liquidités dont disposent les porteurs de projet ne figurent pas en tête de leurs préoccupations, elles accordent en revanche une réelle importance à la qualité des projets et préfèrent les projets de transport et de distribution avec une rémunération réglementée et basée sur la valeur des actifs. « Les chocs financiers récents et les crises traversées par le secteur de l’énergie ont changé les perspectives de financement, durcissant les conditions d’accès au crédit. Compte-tenu de la forte compétition pour le capital disponible, les porteurs de projets doivent au préalable identifier l’ensemble des risques auxquels s’exposent leurs investisseurs potentiels », indique Wilfrid Lauriano do Rego, Associé, responsable du secteur Energie de KPMG en France.

Les banques interrogées sont susceptibles de s’engager en priorité sur les projets qui s’appuient sur des contrats d’achat d’énergie à long terme (Power Purchase Agreement – PPA). Les deux autres facteurs clés de succès cités par la plupart des établissements financiers reposent sur le recours aux contrats de construction clés en main sécurisés (EPC contracts) et la relation de confiance instaurée avec les porteurs de projet.

Jacques-François Lethu, Associé KPMG responsable des services Audit dans le secteur de l’Energie, souligne que « Le risque de remise en cause des dispositifs réglementaires est le frein le plus important du point de vue des institutions financières pour s’engager sur des projets de long terme. Le facteur exogène le plus déterminant pour les banques est la présence d’une réglementation nationale capable de garantir la viabilité du projet à long terme. Les banques soulignent l’importance du rôle de l’Etat qui, plus qu’un apport de fonds publics, doit avant tout définir un cadre réglementaire précis et stable pour chacune des technologies considérées.». Dans le domaine des énergies renouvelables, elles préfèrent le dispositif de tarif de rachat réglementé (Feed-In Tariff – FIT) aux systèmes de certificats verts par exemple. Il faut noter que la mise en oeuvre de certaines réglementations visant à limiter les risques dans le secteur financier génère des contraintes supplémentaires pour les banques, notamment Bâle III. Elles pourront parfois constituer un frein au financement et déboucher sur une hausse du coût du capital.

Méthodologie
Entre le dernier trimestre 2010 et le premier trimestre 2011, KPMG a mené des entretiens individuels auprès de cadres dirigeants des principales banques en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, sélectionnées parmi les établissements ayant réalisé les 30 transactions financières les plus importantes en 2010.

1 : AIE World Energy Outlook 2010
2 : Economist Intelligence Unit (EIU)
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 Etude : Power Sector Development in Europe

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