A la demande de KPMG et de la CGPME, l’IFOP a interrogé du 16 au 20 février 2009 plus de 400 dirigeants d’entreprises françaises de 10 à 500 salariés sur leur financement et leur accès au crédit.
87% des patrons de PME se disent inquiets pour l’économie française. Ils redoutent à 80% un durcissement important de l’accès au crédit pour les entreprises en France et à 35% un durcissement très important. Pour mémoire, lors de précédents sondages, 19% des PME en mars 2008 et 25% en septembre 2008 partageaient cette dernière appréhension*.
D’autant plus que leurs besoins en financement demeurent importants. 63% des PME ont besoin d’au moins un financement, que ce soit à 34% pour garantir au quotidien leur trésorerie d’exploitation ou à 36% pour des investissements.
Près de la moitié des sondés avouent restreindre les demandes de crédits auprès de leur(s) banque(s) pour leur entreprise.
Ils modifient leur comportement vis-à-vis de leurs interlocuteurs financiers : ainsi 59% envisagent de demander plus d’informations à leur banquier, 49% vont réexaminer leurs placements, leur trésorerie ou leurs lignes de crédits.
Un dirigeant sur trois affirme avoir subi un impact négatif important sur ses propres conditions d’accès au crédit. Ce durcissement est particulièrement fort dans le BTP (36%) et en Ile-de-France (39%). Les plus grandes PME de 100 à 500 salariés (26%) sont les moins touchées.
Ils sont encore plus nombreux, 59%, à avoir rencontré au moins une difficulté concernant l’obtention d’un financement (Les secteurs des services et du BTP sont davantage touchés avec 64%).
Les difficultés évoquées par les PME portent principalement sur les points suivants :
• Pour 40%, des financements à taux ou frais élevés ou des enveloppes plus faibles que souhaitées.
• Pour 34%, des demandes de garanties (cautions) ou de cofinancements.
• Pour 26%, des demandes de garanties supplémentaires.
• Pour 23%, des délais d’acceptation beaucoup plus longs.
• Pour 18%, une réduction de leurs crédits et facilités de trésorerie.
48% des dirigeants déclarent qu’en cas de difficultés avec leur banquier, ils n’hésiteraient pas à avoir recours au médiateur du crédit. De surcroit, 49% des PME se déclarent prêtes à examiner les conditions d’autres banques et 28% à changer de banque principale ou à travailler avec plus d’établissements financiers.
* Sondages réalisés par l’IFOP pour KPMG en septembre et mars 2008 auprès de 403 dirigeants de PME de 20 à 250 salariés.
• Echantillon de 403 dirigeants d’entreprises, représentatifs des entreprises françaises de 10 à 500 salariés.
• La représentativité de l’échantillon a été assurée par un échantillonnage raisonné sur les quotas (taille salariale, secteur d’activité, région) et un redressement selon les données INSEE.
• Interviews téléphoniques du 16 au 20 février 2009.