• Description
  • Type : Communiqué de presse
    Date : 2010-03-30

    Selon KPMG, le Canada devance les États Unis en matière de coûts d’exploitation 

    Toronto, Ontario, le 30 mars 2010 –Les effets persistants de la récession aux États-Unis n’ont pas nui à la compétitivité du Canada comme pays où exercer des activités commerciales. C’est ce qui ressort de l’étude Choix concurrentiels de KPMG, édition 2010, dans laquelle on compare les coûts d’exploitation d’entreprises dans dix pays de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie‑Pacifique. L’étude rapporte qu’il en coûte 5 % de moins pour faire des affaires au Canada par rapport aux États-Unis, alors que dans la dernière édition de l’étude biennale, publiée en 2008, les deux pays se classaient ex æquo, pour ainsi dire.

    Les gains de change modestes du dollar canadien sur la monnaie américaine que l’on constate depuis deux ans ont bien sûr favorisé la compétitivité du Canada. En outre, les divers projets de réductions ou de réformes fiscales déjà mis en œuvre ou envisagés par les administrations fédérale et provinciales contribuent à renforcer la compétitivité internationale du Canada en matière de coûts d’exploitation. Fait intéressant, le Canada affiche désormais le plus bas taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés de tous les pays du G7.

    L’étude Choix concurrentiels examine la compétitivité de 112 villes dans divers pays : l’Allemagne, l’Australie, le Canada, les États‑Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Mexique, les Pays‑Bas et le Royaume-Uni. Elle mesure l’incidence conjuguée de 26 éléments de coûts importants et particulièrement sensibles à l’emplacement géographique – comme la main-d’œuvre, l’impôt, les coûts de l’immobilier et des services publics – dans 17 types d’entreprises sur une période de 10 ans. Elle rend compte aussi d’une foule d’autres facteurs n’ayant pas trait aux coûts.

    L’édition 2010 de Choix concurrentiels présente une comparaison des coûts d’exploitation des entreprises dans 41 grandes villes du monde comptant chacune plus de 2 millions d’habitants. Les principales villes canadiennes ont fait bonne figure et surpassé tous les grands centres des États‑Unis. En effet, sur les 41 villes examinées, Montréal s’est classée troisième, tandis que Vancouver et Toronto sont arrivées en cinquième et en sixième place, respectivement. En fait, Manchester, en Angleterre, quatrième au classement, est la seule ville du G7 de taille à se mesurer aux villes canadiennes.

    Les résultats ont été déterminés en fonction des récents taux de change : le dollar canadien s’échangeant à 0,943 $ US, ce qui revient à 1,06 $ CA pour chaque dollar US, alors qu’en 2008 les deux monnaies étaient à parité. Comme le fait remarquer Simon Harding, associé délégué qui dirige le groupe Veille commerciale et stratégique aux Services‑conseils de KPMG : « Avec un huard équivalant à 0,94 $ US, le Canada se présente sous un bien meilleur jour et constitue un choix beaucoup plus avantageux pour les entreprises que ne le sont les États-Unis. Il y a dix ans, quand notre monnaie s’échangeait autour de 0,80 $ US, il n’y avait pas de différence à s’établir dans l’un ou l’autre pays. Or, si le Canada a su maintenir son avantage sur les États‑Unis, en dépit de la vigueur du dollar, c’est en raison des changements structurels survenus au cours de la dernière décennie. » Néanmoins, M. Harding estime que le pays ne devrait pas s’endormir sur ses lauriers : « Pour ne pas perdre notre pouvoir d’attraction sur les entreprises étrangères, nous devons tenir le cap et présenter une proposition de valeur clairement définie. »

    Comparaison des indices de coûts des villes canadiennes sélectionnées

    Ville 

     Classement
    en 2010

    Indice de coûts
    en 2010

     

    Classement
    en 2008

    Sherbrooke, QC

    1

    91,2

    1

    Moncton, NB

    2

    91,3

    2

    Fredericton, NB

    3

    91,8

    3

    Québec, QC

    4

    92,4

    5

    Halifax, NS

    5

    93,3

    6

    Charlottetown, PEI

    6

    93,8

    4

    St. John’s, NL

    7

    93,8

    11

    Winnipeg, MB

    8

    93,9

    8

    Saskatoon, SK

    9

    94,0

    7

    Montréal, QC

    10

    94,2

    9

    Prince George, BC

    11

    94,3

    13

    St. Catharines-Niagara, ON

    12

    94,7

    10

    Vancouver, BC

    13

    94,9

    15

    Edmonton, AB

    14

    95,7

    12

    Toronto, ON

    15

    95,8

    14

     

    Le tableau ci-dessus donne le classement des 15 villes canadiennes qui figuraient dans l’étude Choix concurrentiels, éditions 2008 et 2010. Les coûts d’exploitation sont exprimés par un indice. Les États-Unis servent de pays de référence, avec un indice de 100,0. Un indice inférieur à 100 indique des coûts d’exploitation inférieurs à ceux des États-Unis. Un indice supérieur à 100 indique des coûts d’exploitation supérieurs à ceux des États-Unis. Par exemple, un indice de coûts de 95,0 représente un avantage de 5 % par rapport aux États-Unis.

    (Source : Choix concurrentiels 2010, KPMG)

    Parmi les villes canadiennes à l’étude, Sherbrooke et Moncton arrivent une fois de plus en tête de peloton avec des coûts d’exploitation se situant plus de 8,5 % en deçà des coûts observés aux États-Unis. Or, même si les cours pétroliers sont en baisse, la flambée des matières premières que connaît l’Ouest depuis quelques années a modifié le paysage du Canada au chapitre des coûts d’exploitation d’entreprises. Résultat : depuis 2008, Winnipeg est plus accessible que Saskatoon, tandis qu’il en coûte plus à une entreprise de s’établir à Edmonton qu’à Vancouver, et presque autant de s’établir à Toronto.

    Le Canada comparé au reste du monde

     

    • Le Mexique, qui occupe la première place des pays étudiés, affiche des coûts inférieurs de 18,2 % à ceux des États-Unis. N’oublions pas qu’il s’agit du seul pays émergent à faire partie de l’étude en 2010, et c’est ce qui explique son classement.
    • Le Canada et les Pays‑Bas sont les champions parmi les neuf pays industrialisés ayant fait l’objet de l’étude, et les coûts d’exploitation d’entreprises y sont inférieurs à ceux des États-Unis dans une proportion de 5,0 % et de 3,5 %, respectivement.
    • Aux quatrième, cinquième et sixième rangs, on trouve, dans l’ordre : l’Australie, le Royaume-Uni et la France. En Australie, les coûts s’établissent à 2,2 % en deçà de ceux des États-Unis, tandis qu’au Royaume-Uni et en France, ils sont essentiellement équivalents, l’écart étant respectivement de 1,8 % et de 1,7 % sous le niveau de référence américain.
    • Il en coûte presque autant de faire des affaires en Italie qu’aux États-Unis.
    • Parmi les dix pays visés par l’étude, c’est en Allemagne et au Japon que les coûts d’exploitation sont les plus élevés; ils sont en fait supérieurs de 2,5 % et de 7,4 %, respectivement, aux coûts observés aux États-Unis.

     

    Compétitivité des coûts : classement par pays en 2010 et en 2008

    Pays 

     Classement
    en 2010

    Indice de coûts
    en 2010

     

    Classement
    en 2008

     

    Mexico

    1

    81,8

    1

    Canada

    2

    95,0

    2

    Netherlands

    3

    96,5

    7

    Australia

    4

    97,8

    4

    United Kingdom

    5

    98,2

    6

    France

    6

    98,3

    5

    Italy

    7

    100,0

    8

    United States

    8

    100,0

    3

    Germany

    9

    102,6

    10

    Japan

    10

    107,6

    9

     

    Les coûts d’exploitation sont exprimés par un indice. Les États-Unis servent de pays de référence, avec un indice de 100,0. Un indice inférieur à 100 indique des coûts d’exploitation inférieurs à ceux des États-Unis. Un indice supérieur à 100 indique des coûts d’exploitation supérieurs à ceux des États-Unis. Par exemple, un indice de coûts de 95,0 représente un avantage de 5 % par rapport aux États-Unis.

    (Source : Choix concurrentiels 2010, KPMG)

    Dans l’ensemble, on note peu de changements dans le classement de la plupart des pays entre 2008 et 2010, les deux seules exceptions étant les Pays-Bas, qui ont remonté quelque peu au classement, et les États-Unis, qui ont reculé de quelques rangs. Ce chassé‑croisé est en partie attribuable à la réorientation de l’étude. En effet, dans l’édition 2010 de l’étude Choix concurrentiels, les comparaisons internationales reposent sur les coûts d’exploitation d’entreprises observés dans les principaux centres de chaque pays plutôt que sur les coûts estimés pour un ensemble de villes de tailles diverses, comme c’était le cas dans les éditions antérieures. Cette modification a favorisé les Pays‑Bas, où les structures de coûts sont relativement homogènes, mais elle a nui à la position des États-Unis où les coûts varient considérablement entre les grandes villes et les centres régionaux de plus petite taille.

    Autres facteurs concurrentiels

    Rappelons que l’environnement commercial d’un pays, à court et à long terme, est en grande partie une conséquence des actions des pouvoirs publics à la suite du récent ralentissement économique. En fait, dans les pays qui ont réagi le plus vigoureusement en instaurant des mesures de stimulation économique, soit l’Australie, le Japon et les États-Unis, les activités visant à dynamiser les entreprises à court terme sont plus nombreuses. Par contre, ces mesures de stimulation économique creusent les déficits budgétaires et, à long terme, d’importants déficits risquent d’alourdir le fardeau fiscal des entreprises.

    « Ce qui ressort de l’étude de 2010, c’est que, à la veille de la reprise économique, le Canada est en position de force relativement aux autres nations », note Glenn Mair, directeur chez MMK Consulting, l’un des auteurs de cette étude menée conjointement avec KPMG. « Le Canada a participé à l’effort déployé mondialement pour faire face à la crise en mettant en œuvre un plan d’action économique dont la valeur relative le classe cinquième sur neuf pays. Notons que cet exploit a été réalisé tout en veillant à ce que la dette publique ne dépasse le niveau acceptable à long terme. Ainsi, en 2014, le Canada devrait être le moins endetté de tous les pays du G7. C’est une bonne nouvelle pour les entreprises canadiennes, car, pendant qu’elles bénéficient actuellement d’une aide financière directe, elles seront plus à l’abri des augmentations d’impôt éventuelles, contrairement à leurs semblables dans les pays beaucoup plus endettés. »


    L’étude Choix concurrentiels

    L’édition 2010 de l’étude Choix concurrentiels de KPMG présente une comparaison indépendante des coûts d’exploitation d’entreprises dans 112 villes réparties dans 10 pays. Elle donne aux dirigeants d’entreprises un bref aperçu des différences de coûts entre plusieurs villes de grands pays. Elle aide également les professionnels de KPMG et les acteurs économiques dans leur travail auprès d’entreprises qui envisagent de s’installer à l’étranger. Elle permet enfin aux décideurs politiques de déterminer l’impact des projets de modifications au régime fiscal ou aux incitatifs fiscaux de l’État sur la compétitivité de leur pays au chapitre des coûts d’exploitation d’entreprises.

    Vous trouverez la version intégrale du rapport à www.competitivealternatives.com.

    Le classement des 41 grandes villes mentionnées dans le présent communiqué est disponible à www.competitivealternatives.com/new/cities.aspx.

    Les taux de change du dollar américain sur lesquels nous nous sommes fondés pour l’étude Choix concurrentiels, édition 2010, sont les suivants : 1,10 AUD, 1,06 CAD, 0,68 EUR, 0,61 GBP, 89,86 JPY et 13,07 MXP.

      Choix concurrentiels

    Téléchargement : Cliquez à droite sur le lien et sélectionnez « Enregistrer la cible sous » (« Save Target As »); si vous utilisez un Mac, appuyez sur la touche Ctrl et cliquez, puis choisissez « Télécharger le lien vers le disque » (« Download Link to Disk »). Pour lire des documents en format PDF, il vous faut l'application Adobe Reader.

     

    Pour de plus amples renseignements ou pour une entrevue, veuillez communiquer avec ces personnes-ressources :


    Personne-ressource - médias francophones
    Isabelle Petibon

    Directrice, Marketing
    KPMG s.r.l./S.E.N.C.R.L.
    514-840-8067
    ipetibon@kpmg.ca
       Médias anglophones
    Julie Bannerjea

    Responsable des relations avec les médias
    KPMG s.r.l./S.E.N.C.R.L.
    416-777-3243
    jbannerjea@kpmg.ca

     

    KPMG au Canada
    KPMG s.r.l./S.E.N.C.R.L., société canadienne à responsabilité limitée constituée en vertu des lois de l'Ontario, est le cabinet canadien affilié à KPMG International, réseau mondial de cabinets offrant des services professionnels en vérification et en fiscalité, ainsi que des services-conseils. Les cabinets membres de KPMG sont exploités dans 144 pays et emploient plus de 137 000 professionnels.

     

    Pour en savoir davantage, consultez le site www.kpmg.com/ca/en.