« Les marchés émergents se rendent rapidement à l’évidence que les réseaux sociaux offrent une possibilité relativement peu coûteuse de supplanter la concurrence des marchés établis », a indiqué Malcolm Alder, Partenaire du cabinet Digital Economy practice chez KPMG en Australie. « Dans certains cas, les systèmes d’e-mail inefficaces, peu fiables ou surveillés sont abandonnés au profit des canaux plus rapides et non filtrés des réseaux sociaux interactifs. Dans d’autres, l’absence de solutions de substitution incite les entreprises à adopter les réseaux sociaux au sein de l’entreprise. »
Fondée sur une enquête interrogeant près de 4 000 responsables et employés dans des marchés importants à travers le monde, l’étude a également révélé la tendance des organisations à sous-estimer les avantages des médias sociaux. Par exemple, seuls 13 pour cent des répondants sans programme de médias sociaux existant pensaient que se lancer dans les médias sociaux influencerait le profil public de leur organisation ou promouvrait des gains de productivité, alors qu’environ 80 pour cent de ceux ayant adopté un programme de médias sociaux actif affirmaient avoir constaté personnellement ces avantages, ou les avoir mesurés au niveau de l’organisation.
« Avec plus de 80 pour cent de répondants citant des avantages, il semble clair qu’exploiter les avantages des médias sociaux devrait être un impératif organisationnel », a ajouté Sanjaya Krishna, Partenaire du cabinet Digital Economy Practice chez KPMG aux États-Unis. « Plutôt que de considérer les aspects sociaux comme un péril, les cadres auraient tout intérêt à mettre en balance les risques de s’engager dans les médias sociaux contre le coût d’une non-participation. Ne nous méprenons pas : se lancer dans le monde des médias sociaux comporte des risques et personne ne devrait y faire son entrée sans avoir mûrement considéré le modèle de gouvernance associé. »
Le rapport a également révélé que les organisations qui restreignent l’accès aux réseaux sociaux se sont peut-être lancées dans une bataille perdue d’avance. Pas moins d’un tiers des employés des organisations bloquant l’accès utilisaient non seulement les médias sociaux au bureau, mais ils ‘débridaient’ leurs périphériques de travail pour satisfaire leurs besoins de participer aux réseaux sociaux. La satisfaction du travail et l’engagement des employés sont également influencés par l’accès aux médias sociaux : 63 pour cent des employés d’organisations autorisant l’accès aux médias sociaux étaient satisfaits de leur travail, contre seulement 41 pour cent de ceux dont l’accès était restreint.
« Les cadres sont peut-être naïfs de penser qu’interdire l’accès aux réseaux sociaux élimine leur utilisation par les employés », a suggéré Tudor Aw, responsable technologie Europe de KPMG et partenaire dans la société au Royaume-Uni. « En effet, l’étude montre qu’en restreignant ou en bloquant l’accès, beaucoup d’employés ont tendance à déplacer leur activité vers leurs périphériques personnels, qui sont souvent moins sûrs et ne font l’objet d’aucune surveillance. »
Raison pour laquelle une majorité d’organisations ont soit élaboré une politique spécifique ou fixé des attentes informelles pour les employés qui utilisent les médias sociaux. L’étude internationale de KPMG, « How businesses are making the most of social media » (Réseaux sociaux : comment les entreprises tirent le meilleur des médias sociaux), indique que plus de la moitié des organisations offrent à leurs employés une formation spécifique sur les médias sociaux et que 62 pour cent ont élaboré une politique médias sociaux spécifique.
Mais les données montrent également que de nombreux employés ignorent que leur utilisation des médias sociaux peut être surveillée s’ils utilisent du matériel du bureau. Dès lors, si près de 60 pour cent des responsables ont affirmé que leur organisation surveille l’utilisation des réseaux sociaux par les employés, seulement 40 pour cent des employés environ en semblaient conscients.
« Des politiques claires, pratiques et concises soutenues par une formation appropriée devraient être une priorité pour encourager les employés à participer activement aux médias sociaux, tout en réduisant les risques par la connaissance des limites d'action imposées », a indiqué Malcolm Alder. « Nous recommandons aux organisations de d’abord écouter ce que l’on dit d’eux dans les médias sociaux : la vérité sans fard ; puis de définir les règles d’utilisation avant de se plonger dans le monde des réseaux sociaux. »